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Pas d'obligation de transformer le diamant au Québec

À quelques jours de l'ouverture officielle de la mine de diamants Stornoway, dans le Nord québécois, le gouvernement Couillard a définitivement fermé la porte à ce qu'une partie de la transformation du diamant soit obligatoirement faite dans la province. Québec détient près du tiers de l'entreprise mais n'utilisera pas son actionnariat pour faire pression sur l'entreprise.

Un texte de Jean-François Deschênes d'après les informations de Michel-Félix Tremblay

L'engagement de l'ancien premier ministre Charest, précisait que 10% des diamants extraits au Québec devaient être « valorisés au Québec » lors de l'annonce de la stratégie minérale adoptée par les libéraux en 2009. Le gouvernement Couillard ne forcera pas la compagnie Stornoway à transformer une partie de sa production dans la province.

Pourtant, les Québécois sont propriétaires de 29 % de cette minière.

Déception à Matane

La nouvelle amène son lot de déception à Matane, où l'on caressait toujours la relance d'un projet d'usine de taille de diamants.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, demande d'ailleurs des explications.

De plus, indique le document gouvernemental, Stornoway a obtenu son bail minier en 2012, soit un an avant l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi plus contraignante concernant la transformation au Québec.

Résultat, sans volonté politique, il est presque impossible de voir émerger un projet d'usine de taille de diamants au Québec, croit le maire de Matane, Jérôme Landry. « On reviendrait au même problème qu'il y avait à l'époque, une très grande difficulté à obtenir des diamants de qualité et d'être compétitifs par rapport aux autres grandes tailleries dans le monde. »

L'aventure diamantaire a débuté à la fin des années 1990 avec l'ouverture d'une école de taille de diamants et s'est terminée une dizaine d'années plus tard avec la fermeture de l'entreprise Diarough, en 2009.

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