Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs ne délivrera pas de permis de chasse aux cerfs sans bois dans la zone gaspésienne en 2016, car la population de chevreuils tend à diminuer dans la région.

Un texte de Jean-François Deschênes

En 2015, le ministère a noté une baisse de récolte de 30 % des mâles adultes par rapport à l'année précédente, une diminution attribuée aux hivers particulièrement rigoureux.

Martin Dorais, biologiste au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs au bureau régional de Caplan, estime que 2016 a elle aussi été difficile pour les chevreuils, surtout entre la mi-février et la fin mars.

« C'est un animal qui n'est pas bien adapté aux hivers québécois. Il y a de grandes fluctuations, surtout dans les zones comme la Gaspésie, à la limite nord de la distribution de l'espèce. C'est pour ça que, de l'avis de M. Dorais, « les conditions souvent marginales qui peuvent influencer beaucoup les variations de population »

Écouter l'entrevue du biologiste Martin Dorais lors de l'émission Au coeur du monde, avec Maude Rivard

Martin Dorais ne s'inquiète tout de même pas pour l'avenir du cheptel, car il est normal de voir des fluctuations de la population, mais le biologiste doit mettre en place des mesures de précaution.

« On pense que la population actuellement est en décroissance. Mais ça reste quand même la cinquième meilleure récolte depuis la réouverture de la chasse, en 2001, donc la population est à un niveau très, très satisfaisant. »

En 2009, un inventaire aérien avait permis d'évaluer le cheptel de cerfs de Virginie à 7000 bêtes en Gaspésie.

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