Pour des raisons essentiellement financières, la Ville de Matane n'ira pas de l'avant avec le projet de biométhanisation en collaboration avec l'usine Rayonier. Le maire Jérôme Landry en a fait l'annonce lundi soir lors du conseil municipal.

Un texte de Léa Beauchesne

Après un premier espoir déchu avec la faillite de l’entreprise Innoventé, Matane essuie donc un autre échec dans sa quête d’une solution pour gérer les matières organiques de ses citoyens.

Au printemps dernier, la Ville avait mandaté la firme WSP afin d’établir si un partenariat avec l’usine de pâtes et papiers était envisageable.

Huit mois et 90 000 $ plus tard, l'étude commandée par la municipalité révèle que les coûts pour adapter le système de l'usine afin de recevoir la matière organique des ménages matanais seraient beaucoup trop élevés.

La firme établit également que le fait de dépendre de la production de l'usine serait trop risqué advenant, par exemple, un arrêt de production.

Le porte-parole du Groupe environnemental Uni-Vert de Matane, Guy Ahier, estime qu’il est maintenant temps d’accélérer le virage brun. Peu importe l’option choisie, il faut permettre aux citoyens de changer leurs habitudes le plus vite possible.

Deux options sont maintenant possibles selon le maire de Matane, Jérôme Landry, soit celle d’une plate-forme similaire à celle de Rimouski ou encore l’envoi des matières organiques à l’usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup.

Guy Ahier rappelle que la Matanie est la seule MRC du Bas-Saint-Laurent qui n'offre pas encore de collecte de compost. Le gouvernement du Québec exige que toutes les municipalités aient fait la transition d'ici 2022.

Plus d'articles