Les administrateurs de la Coopérative Paradis sont de retour à la case départ, maintenant qu'il a été décidé que la Cathédrale garderait sa vocation actuelle et ne serait pas transformée en complexe culturel. Ils sont maintenant à la recherche d'un nouvel emplacement qui pourrait accueillir les 14 organismes membres de la coopérative.

Après 10 mois à espérer la réalisation de ce projet, la présidente du Paradis, Anne-Françoise Gondard, s'avoue déçue de constater que le projet de relocalisation tombe à l'eau, une fois de plus.  Toutefois, elle affirme qu'elle ne baisse pas les bras : « là on digère... et on va se remettre au travail pour trouver le meilleur emplacement possible pour la coopérative », dit-elle.

Anne-Françoise Gondard affirme que l'entente de principe de 6,6 millions de dollars signée avec Québec en 2014 est toujours valide. L'organisme revient maintenant à son idée de bâtir un bâtiment neuf au centre-ville.

Si les membres de la coopérative sont déçus, ils comprennent toutefois que les membres du comité Cathédrale 1862 aient finalement opté pour un projet qui permettait de sauvegarder la cathédrale à un prix moindre. Toutefois, cela remet encore à plus tard le déménagement de la coopérative, qui attend depuis plus de cinq ans d'être relocalisé.

La cathédrale comme église patrimoniale

De son côté, l'ex-président de la Société rimouskoise du patrimoine Pascal Gagnon se réjouit que la cathédrale soit préservée comme lieu de culte. Il défendait depuis le début la conservation de l'intégrité architecturale de l'église. Monsieur Gagnon estime toujours que c'est le classement de la cathédrale comme édifice patrimonial, et le financement qui y serait attaché, qui permettrait d'en assurer la préservation à long terme :

Afin de faire face à la baisse de fréquentation des églises, Pascal Gagnon croit que de nouvelles fonctions pourraient être intégrées à la Cathédrale, de manière complémentaire à sa vocation de lieu de culte.

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