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Pas de Stratégie maritime sans « Stratégie béluga » préviennent des groupes environnementaux

Préserver le Saint-Laurent ne pourra se faire sans préserver les bélugas qui y habitent, préviennent des organismes environnementaux qui interpellent le gouvernement sur sa Stratégie maritime.

Un texte de Vincent Larin

« Les gouvernements du Québec et du Canada ne peuvent développer une stratégie maritime ou de développement économique sur le Saint-Laurent sans intégrer en amont une stratégie béluga », expliquent Christian Simard, de Nature Québec, et Alain Branchaud, de la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec). 

Ils se disent forcés d'intervenir devant la rapidité du déploiement de certains projets d'infrastructure dans le cadre de la nouvelle Stratégie maritime du Québec. Selon eux, tout développement maritime dans le Saint-Laurent aura ultimement un impact sur ce secteur déjà fragilisé.

« L'adoption de nouvelles mesures de protection plus sévères visant son habitat essentiel est imminente », clament ces organismes environnementaux en rappelant que le statut du béluga est récemment passé d'espèce menacée à espèce en voie de disparition.

Nouvelles aires protégées réclamées 

« Il est essentiel d'assurer que les zones calmes, les refuges acoustiques des bélugas, comme le Saguenay et le secteur de Cacouna dans le chenal Sud de l'estuaire le demeurent. », croit le spécialiste des bélugas au Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), Robert Michaud. 

Nature Québec et la SNAP Québec proposent ainsi la mise en place de nouvelles aires protégées dans l'estuaire du Saint-Laurent afin d'y protéger les espèces et les écosystèmes et d'assurer la présence de refuges acoustiques pour le béluga.

Cette stratégie devrait également inclure une amélioration significative des mesures de conservation et de gestion de la partie de l'habitat essentiel située dans les limites actuelles du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

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