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Pascal Bérubé en publicitaire? Une fausse bonne idée, selon des spécialistes en éthique

Une publicité du député de Matane-Matapédia Pascal Bérubé au profit d'un groupe de 10 concessionnaires de la région de Matane soulève certaines questions éthiques, selon des spécialistes.

D'abord, rien n'interdit à un député de participer à une publicité s'il n'est pas en conflit d'intérêts.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, confirme d'ailleurs qu'il s'agissait de bénévolat. C'est donc tout à fait légal. Comme tous les députés, il peut en toute légalité prêter sa voix aux causes de son choix. Dans la publicité en cause, il fait l'éloge du regroupement et trouve sa présence tout à fait légitime.

Le nouveau leader parlementaire du Parti québécois explique qu'il défend ainsi l'achat local et se dit prêt à le faire pour d'autres groupes de concessionnaires de sa circonscription. « J'encourage, dit-il, les marchés publics, les artisans locaux. Je donne un coup de main à l'achat local dans la Matanie, dans la Matapédia et dans la Mitis. »

Frontière entre cause et publicité

Une des critiques formulées envers cette promotion est justement que le député semble prioriser ces concessionnaires-là, à cet endroit précis. La participation du député peut être assimilée à une publicité.

Si le député faisait la promotion de l'achat local en général, ce serait plus acceptable selon des spécialistes comme René Villemure, fondateur de l'Institut québécois d'éthique appliquée. 

Selon Réné Villemure, bien que M. Bérubé soit un personnage « sympathique » et que la publicité en elle-même soit sympathique, ce n'est pas le travail d'un député de faire de la publicité ou de la promotion pour les entreprises de sa circonscription. « Reste qu'un député, dans son travail, publicitaire, ce n'en est pas un », commente le spécialiste.

Et la situation demeure exceptionnelle. Le Commissaire à l'éthique du Québec, qui conseille notamment les députés en matière d'éthique, affirme n'avoir jamais vu un cas similaire.

Il estime que cela pourrait créer un précédent qui n'aurait pas lieu d'être. Dans cette perspective, le Commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale pourrait donc décider d'analyser le tout.

Avec les informations de Léa Beauchesne

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