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« Pauses-pipi » limitées chez Viandes du Breton : les employés font pression

Les employés de Viandes du Breton de Rivière-du-Loup augmentent les moyens de pression pour que leur employeur assouplisse sa politique concernant les pauses pour aller aux toilettes.

Un texte de Guillaume Bouillon

Depuis le mois de mai 2015, un travailleur ne peut s'absenter plus de dix minutes pour ce besoin spécifique et ce, trois fois par semaine. L'entreprise explique avoir pris cette décision après avoir constaté des « abus » dans les pauses en tout genre.

Jusqu'à présent, une dizaine d'employés ont été pénalisés et certains d'entre eux se sont vu infligér des sanctions allant jusqu'à trois semaines de salaire. Le syndicat des travailleurs fait maintenant pression pour que la situation change.

Après la distribution de dépliants à l'entrée de l'usine, une banderole a maintenant été accrochée sur l'un des camions avec la mention « Chez Viandes du Breton, les employés sont forcés de se retenir ». Le syndicat demande à l'employeur de revoir sa politique et que les pauses pour aller aux toilettes soient augmentées à cinq par semaine, non chronométrées.

« Aller à la toilette, c'est une chose normale, naturelle. Et quand on travaille au froid et à l'humidité, on a plus souvent envie d'y aller », affirme le président du syndicat des travailleurs de Viandes du Breton, Dany Bélisle.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois

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