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Pénurie de main-d’œuvre dans le monde maritime

Une pénurie de main-d'œuvre sévit dans le monde maritime, en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. Les usines de transformation des produits marins et les chantiers navals font des pieds et des mains pour dénicher des employés.

Un texte de Brigitte Dubé

On s’arrache littéralement les candidats pour pourvoir des postes dans la Garde côtière et dans le transport. On tente de séduire les jeunes des grands centres et la population immigrante.

Les chantiers navals

Ahmed Kabbadj, directeur général et actionnaire des Entreprises maritimes Bouchard à Gaspé, en sait quelque chose.

Il emploie actuellement 27 personnes, mais aurait besoin du double. Le chantier a commencé modestement avec de la réparation, mais l’entreprise a décroché des contrats pour la construction de deux crabiers.

Les transports

Quant à Claude Mailloux, directeur général du Comité sectoriel de main-d'œuvre de l’industrie maritime, il confirme que les compagnies de transport de marchandises et de passagers, comme les traverses, vivent les mêmes difficultés de recrutement.

« On a besoin de surintendants d’équipes de travail et ce n’est pas facile de trouver des gens qui ont les qualifications, précise-t-il. Les débardeurs se font de plus en plus rares aussi. C’est un métier où les horaires sont très variables. »

Parmi les stratégies de recrutement : la participation au Salon Bienvenue à bord le 28 octobre à Montréal et la collaboration avec l’Institut maritime de Rimouski.

Les pêches

Pour sa part, Marjorie Chrétien, directrice générale du Comité sectoriel de main-d'œuvre des pêches maritimes, fait savoir que l’industrie manque cruellement de préposés à la transformation des produits marins et d’aides-pêcheurs. « Nous recherchons aussi des contrôleurs de la qualité », ajoute-t-elle.

Mme Chrétien indique elle aussi que la participation au récent Salon national de l’éducation à Montréal a permis de valoriser les métiers et l’industrie des pêches auprès des jeunes urbains. « On tente aussi d’améliorer les conditions de travail avec le prêt de main-d’œuvre entre entreprises, ce qui permet d’allonger la saison de travail », souligne-t-elle.

La Garde côtière

Du côté de la Garde côtière canadienne, on recherche notamment « des officiers de communications de trafic maritime, des cuisiniers, des matelots, des assistants-mécaniciens, des agents d’opération au centre d’opération à Montréal, des officiers de navigation dans les glaces, des coordonnateurs en sauvetage maritime et des agents de projet en entretien de navires, énumère le directeur régional des programmes », Sylvain Vézina.

Pourtant, fait valoir M. Vézina, les conditions salariales et de travail sont excellentes. « Nos travailleurs naviguent 28 jours consécutifs suivis de 28 jours de congé payé, détaille-t-il. Ceux qui acceptent de voyager en Arctique sont partis 42 jours et à la maison 42 jours. Avec les vacances en plus, ça commence à faire des conditions intéressantes! »

Des programmes de formation permettent d’avoir les certifications nécessaires.

Comme les autres recruteurs, la Garde côtière utilise entre autres les médias sociaux pour se faire connaître auprès des jeunes et elle participe également à des salons de l’emploi.

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