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Permis révoqué à la résidence pour aînés Sainte-Hélène, dans le Kamouraska

Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent révoquera le permis de la résidence pour personnes âgées Saint-Hélène, dans le Kamouraska.

Un préavis de révocation a été envoyé mardi. La direction du CISSS affirme, par voie de communiqué, qu'il ne tolérera « aucune situation de maltraitance ou de négligence dans l'ensemble des ressources d'hébergement de [son] territoire ». Aucune entrevue ne sera cependant accordée à ce sujet.

Deux employés et la propriétaire de la résidence Sainte-Hélène-de-Kamouraska ont été arrêtés lundi en lien avec de présumées voies de fait simples. Les évènements seraient survenus entre 2013 et février dernier.

La résidence devra cesser totalement ses activités le 22 avril, tandis que Ginette Landry, Yves Tardif et Sylvie Dumais comparaîtront le 16 mai.

Sainte-Hélène-de-Kamouraska sous le choc

La communauté de Sainte-Hélène-de-Kamouraska se retrouve ébranlée depuis l'arrestation des employés de la résidence. Des citoyens rencontrés dans le village de 900 habitants se sont dits bouleversés par la nouvelle. Beaucoup sont surpris que ce type d'évènement puisse arriver chez eux.

Les 11 résidents sont déjà relogés dans deux résidences du Kamouraska à la suite d'un incendie survenu à la fin du mois de février.

Une situation qui se répète

En février dernier, le CISSS du Bas-Saint-Laurent avait par ailleurs révoqué la certification de la Villa du Bel Âge de Saint-Angèle-de-Mérici. Le CISSS parlait de situations troublantes, d'atteinte à la dignité et à l'intégrité des résidents, mais sans fournir de détails.

Le préavis de révocation qui avait été envoyé à la propriétaire de la résidence le 18 janvier parle de « réactions impulsives et colériques dans différents contextes d'interventions réalisées auprès des résidents, lesquelles se traduisent par l'utilisation de la force physique, des cris et des injures ». Toutefois, cette lettre ne détaille pas d'incidents précis.

La présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, a toutefois refusé de parler de maltraitance au sujet des faits reprochés.Tout au plus, elle a utilisé le terme « non-bienveillance ».

 

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois.

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