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Personnes handicapées sur la Côte-Nord : des déplacements qui coûtent cher 

Les associations de personnes handicapées de la Côte-Nord déplorent les faibles montants d'argent qui sont accordés aux patients qui doivent se déplacer à l'extérieur de la région pour recevoir des soins de santé.

Il y a 30 ans, Michel Fournier apprenait qu'il était atteint de la sclérose en plaques. Depuis l'annonce de sa maladie, il doit parcourir les 640 kilomètres qui séparent Sept-Îles de Québec pour son suivi médical annuel.

Il reçoit seulement un remboursement partiel de ses dépenses. « C'est largement insuffisant », affirme-t-il.

Pour les patients de la Côte-Nord, les allocations pour les repas couvrent difficilement les dépenses encourues. Pour une journée, ils reçoivent en moyenne 10 $ pour se nourrir.

La Maison Le Rayon de Soleil s'occupe des personnes plus lourdement handicapées qui ne reçoivent pas d'aide de leur famille. En raison de ces budgets serrés, il est parfois difficile de trouver des bénévoles pour accompagner les patients lors de leur rendez-vous à l'extérieur de la région.

« Il faut que je fasse une facture approximative pour tout défrayer les coûts, parce que la personne qui accompagne n'a pas à débourser de sa poche les sous », souligne la directrice de la Maison Rayon de Soleil et du Centre Pivot des Îles, Bernadette Desbois.

Les montants remboursés aux patients pour des séjours à long terme dans les centres urbains varient grandement d'une région à l'autre.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux affirme que ce programme de remboursement de dépenses fera bientôt l'objet d'une analyse.

Avec les informations de Katy Larouche.

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