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Pétrolia met le puits Haldimand no 4 en veilleuse à Gaspé

Les opérations d'exploration sont terminées au puits Haldimand numéro 4, à Gaspé. Pétrolia se tourne maintenant vers ses puits Haldimand numéros 1 et 2. La compagnie veut améliorer ses connaissances sur le gisement.

Un texte de Jean-François Deschênes

Avant de poursuivre les opérations, Pétrolia doit d'abord élaborer le programme de stimulation et discuter avec son partenaire Québénergie. La stimulation chimique et la fracturation hydraulique ne sont pas exclues pour ces puits, selon le directeur des affaires publiques et gouvernementales chez Pétrolia, Jean-François Belleau.

L'important pour monsieur Belleau, c'est de connaître le plein potentiel du gisement. Il ne peut toutefois pas préciser quand les travaux débuteront aux puits numéros 1 et 2.

Types de stimulation

Monsieur Belleau précise que quatre types de stimulation seront étudiés : la stimulation chimique, la stimulation thermique par injection de vapeur, la stimulation mécanique avec une pompe et, finalement, la fracturation hydraulique.

Il précise que le forage d'Haldimand no 4 était un forage horizontal. Le 2 septembre, Pétrolia révélait que le puits avait produit près de 1200 barils de pétrole léger, sans aide artificielle.

« Haldimand 1 et 2 sont à une extrémité du permis et Haldimand 4 est à l'autre extrémité. Le forage d'Haldimand 4 était un forage horizontal qui traversait l'ensemble du permis », indique monsieur Belleau.

Gaspé s'oppose à la fracturation hydraulique

Le maire, Daniel Côté, a été surpris d'entendre la compagnie évoquer la possibilité qu'il y ait de la fracturation hydraulique ou une stimulation chimique sur les autres puits. Il maintient son opposition à tout ce qui pourrait mettre en danger les réserves d'eau potable de sa communauté.

M. Côté a tenu à rappeler que la ville a adopté des résolutions pour s'opposer à ces pratiques sur son territoire, mais il sait que ces démarches n'ont aucun pouvoir d'encadrement de cette industrie. « Il faut que le BAPE se penche sur le dossier d'Haldimand un, deux ou quatre, peu importe. » dit-il

Il demande aussi que le gouvernement mandate des experts indépendants pour étudier le dossier gaspésien.

Acceptabilité sociale difficile

Le puits Haldimand no 4 a été souvent critiqué parce qu'il est situé à 350 mètres des résidences les plus proches. Les puits un et deux sont toutefois situés plus loin, à quelques kilomètres en forêt.

Jean-François Belleau tente de rassurer et rappelle qu'« on a toujours une volonté de vouloir impliquer les municipalités dans nos projets. » M. Belleau ajoute qu' « il arrive parfois que les intérêts des municipalités ne soient pas les mêmes que ceux du gouvernement en matière d'exploitation des matières naturelles. À ce moment, ça devient un peu plus difficile. On est pris entre l'arbre et l'écorce. »

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