Retour

Photos vandalisées à Gaspé : l’éducation plutôt que la répression

Le directeur artistique et général des Rencontres internationales de la photographie, Claude Goulet, est déçu de voir que deux photos ont été barbouillées à Gaspé. Toutefois, il ne souhaite pas accorder trop d'importance à ces gestes.

Un texte de Brigitte Dubé

Les deux photos font partie de l’exposition Bureaucraties de l’artiste Jan Banning, que l’on peut voir au centre-ville de Gaspé.

L’une représente une femme voilée et l’autre comporte des écritures en arabe derrière un homme portant une coiffure traditionnelle.

Puisque les photos n’ont pas été détruites, Claude Goulet ne voit pas vraiment de violence dans ces graffitis. Il explique ces gestes par une méconnaissance des cultures et préconise l’éducation plus que la répression.

« Ça prouve qu’il y a tout un travail d’éducation à poursuivre pour que ça arrête des choses pareilles dans notre société, que ce soit au niveau du vandalisme, de l’intimidation ou envers les communautés culturelles » estime-t-il.

Claude Goulet rappelle que les Rencontres de la photographie avaient présenté une exposition de photos représentant des femmes voilées, il y a quelques années. Aucun acte de vandalisme n’avait été commis. Il ajoute que ce n’est pas la première exposition des Rencontres de la photographie qui subi du vandalisme en huit ans.

Pour réaliser cette série de photos, Jan Banning a visité des centaines de bureaux de cadres de différents services et de différents échelons. Chaque sujet est photographié assis à son bureau.

Jan Banning est originaire d’Utrecht aux Pays-Bas. Il a reçu le prix World Press Photo pour sa série. Celle-ci a été présentée dans plus de 20 pays, sur les cinq continents.

Plus d'articles

Commentaires