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Plus de crabes, plus tôt cette année au Bas-Saint-Laurent

La pêche au crabe des neiges devrait s'amorcer plus tôt et la ressource sera plus abondante cette année. C'est ce qui ressort du comité consultatif sur le crabe des neiges de la zone 17 qui s'est tenu mardi à Rimouski.

Un texte de Sébastien Desrosiers

Alors, aura-t-on du crabe à Pâques? « On va partir aussitôt que ça va être navigable », indique le président de l'Association des pêcheurs de crabe de la zone 17, René Landry.

L'an dernier, les 23 crabiers de la région avaient pris la mer le 1er avril seulement, les premiers crustacés ont envahi le comptoir dès le lendemain. Or, une partie du Saint-Laurent est déjà libérée de glaces.

René Landry croit que, si la tendance se maintient, les crabiers pourront quitter le port plus tôt que l'an dernier. « C'est sûr que l'industrie travaille toujours pour partir un peu avant Pâques », assure-t-il.

La saison de pêche devrait se terminer le 23 juin.

Du crabe en quantité

Il y aura augmentation de 25 % du stock de crabes pour 2016 par rapport à l'an passé dans la zone 17, selon les biologistes de l'Institut Maurice-Lamontagne et les gestionnaires de Pêches et Océans Canada. Le président de l'Association des pêcheurs souhaite que le quota de pêche au crabe suive l'augmentation des stocks et passe ainsi de 1 340 à plus 1 600 tonnes.

Même si cette augmentation ne surprend pas vraiment les pêcheurs, qui ont vu la ressource se régénérer dans les dernières années, c'est très certainement satisfaisant. « Ça fait cinq ou six ans, même l'an passé en 2015, que le quota global de la zone 17 était l'un des plus bas historiquement », soutient René Landry.

En 2015, le quota de pêche au crabe avait été réduit de 7 %.

Le prix du crabe à la hausse?

L'augmentation des stocks de crabes ne veut pourtant pas dire qu'il y en aura plus dans nos poissonneries.

Du côté américain, en Alaska par exemple, les pêcheurs subissent cette année une baisse de 40 % de leurs quotas, selon René Landry. Même son de cloche à Terre-Neuve et en Gaspésie également, dans les zones 12a et 12b.

Cette tendance créera une demande sur le marché et quand celle-ci est plus forte que l'offre, les prix augmentent habituellement. C'est une bonne nouvelle pour les pêcheurs d'ici, d'autant plus que le faible dollar canadien leur offre des perspectives intéressantes.

Au cours les deux dernières années, le prix au débarquement variait entre 2,30 $ et 2,55 $ la livre.

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