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Plus question de compter sur le projet des Métaux canadiens pour relancer l'ancienne usine Rock Tenn

Les espoirs de relancer les activités dans l'ancienne usine de Rock Tenn, grâce à un projet de transformation de ferrosilicium, s'évanouissent.

Un texte de Jean-François Deschênes

Matane et Baie-Comeau sont toujours sur les rangs pour le projet de 230 millions de dollars de la compagnie Les Métaux canadiens. Mais si le choix s'arrête sur la ville matanaise, la fonderie serait construite sur un terrain vague situé à l'ouest de la ville, et pas dans l'ancienne cartonnerie, comme l'espérait le maire Jérôme Landry.

Pourtant, Matane a acheté ce grand bâtiment pour un dollar, lors de la faillite du dernier propriétaire, dans le but d'attirer les Métaux canadiens et ainsi se démarquer des autres villes en lice.

Matane se défend de se retrouver avec un bâtiment vide sur les bras.

Une demande a été faite à Développement économique Canada pour financer une étude et trouver « l'option la plus gagnante pour la région » dit le maire, qui décrit le lieu comme un site exceptionnel pour du développement « On parle d'un terrain industriel avec une accessibilité via le chemin de fer entre autres. Proximité du port de mer donc ça cadre aussi dans notre stratégie maritime. »

Les exemples...

Pourquoi ne pas détruire le bâtiment, vendre le matériel et vendre des lots pour agrandir le parc industriel? Il pense aussi à louer des espaces à des entrepreneurs dans les murs de l'usine, ou transformer le bâtiment en zone d'entreposage pour les exportations. « D'ailleurs une entreprise se prépare pour de l'entreposage pour l'hiver prochain », ajoute-t-il.

Matane est en démarche judiciaire pour récupérer les bouilloires qui sont demeurées à l'intérieur, et qui pourraient être un atout de plus pour attirer des investisseurs. Quant aux machines qui servaient à fabrique le carton, elles sont vendues, précise-t-il.

Projet de fonderie des Métaux canadiens

La compagnie Les Métaux canadiens veut toujours construire une fonderie pour transformer la silice extraite du gisement Langis à Saint-Vianney.

Le maire Landry croit que la proximité avec le gisement demeure l'atout le plus important pour lui. « On travaille avec le maire de Saint-Vianney pour avoir une offre la plus intéressante possible ». Il dit attendre des nouvelles à la mi-novembre.

Nous avons tenté de joindre le président des Métaux canadiens, Stéphane Leblanc, mais il n'a pas rappelé.

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