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Pompiers de Longue-Pointe-de-Mingan : de grandes responsabilités pour un grand territoire

Les défis sont grands pour la dizaine de pompiers volontaires à la caserne de Longue-Pointe-de-Mingan, qui couvrent un vaste territoire et desservent plusieurs petites municipalités, éloignées des unes des autres par plusieurs dizaines de kilomètres.

Un texte de Vincent Larin

Ils doivent former de la relève avec un budget limité et ils sont les premiers répondants toujours prêts en cas d'accident ou d'incendie.

À 36 ans, Mélanie Dechantale fait partie de la relève des pompiers volontaires de Longue-Pointe-de-Mingan. Dans sa vie civile, elle travaille dans une pourvoirie et est conseillère municipale. 

« Depuis que je suis toute jeune, c'est un de mes plus grands rêves, j'ai toujours aidé mon prochain, j'ai besoin d'un métier d'action, et l'un de mes plus grands rêves c'est de sauver des vies », s'exclame-t-elle.

Beaucoup de travail attend les pompiers volontaires dans la région. Leur territoire de couverture s'étend sur plus de 150 km et ils assurent les services d'incendies dans trois municipalités.

« La recette c'est d'y croire, d'être présent quand il y a des interventions, d'être à l'écoute. La caserne est juste là, il n'y a personne qui couche à la caserne, c'est une toute petite caserne à peine suffisante pour garder ce qu'on a en inventaire. Par contre, on est à l'écoute, ceux qui sont disponibles se présentent », explique le capitaine de la caserne, Pierrot Vaillancourt.

Les dépenses pour la caserne s'élèvent à plus de 50 000 $ par année et les pompiers doivent compter sur la générosité de la communauté pour combler leurs besoins.

« Cette année vu qu'on a démarré une nouvelle cohorte et une formation ça a coûté plus cher, il a fallu habiller des pompiers sans compter l'usure de certains équipements », explique Pierrot Vaillancourt.

Même s'il ne s'agit pas de leur occupation principale, les nouveaux pompiers volontaires doivent recevoir une formation de 250 heures avant d'être opérationnels.

Malgré les risques du métier, leur motivation est à toute épreuve.

« Faut pas y penser, sinon aucun pompier ne ferait ce métier-là. Si tu penses à ça, tu ne le feras pas. Puis, il en faut et je fais partie de ceux qui sont capables de risquer leur vie pour sauver d'autres vies », ajoute Mélanie Dachantale.

D'après les informations d'Alix-Anne Turcotti

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