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Pornographie juvénile ou quand la justice frappe à la porte de l’école

La semaine dernière, dix jeunes de 14 à 18 ans ont été arrêtés en Matanie dans une affaire de pornographie juvénile. La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre à l'école polyvalente qui organisait mardi soir une rencontre d'information pour les parents.

Un texte de Joane BérubéBien que les événements se soient déroulés à l’extérieur des murs de l’école, tous, direction, enseignants, élèves ont été ébranlés par la nouvelle. « La poussière commence à retomber. On était tous très fébriles puisque ce sont des jeunes de l’école qui ont été touchés », a relaté le directeur de l’école, Clément Marquis.

L’atmosphère se replace, mais ajoute le directeur, on reste aux aguets pour aider les jeunes.

« Vivre une expérience comme ça nous vire à l’envers », a avoué la directrice générale de la Commission scolaire, Marthe Émond, devant le parterre de parents.

Ils étaient une centaine de parents à avoir répondu à l’invitation de l’école qui désirait faire le point sur le soutien qui leur était offert ainsi qu’à leurs enfants.

Les parents ont pu apprendre que dès la semaine prochaine, un policier spécialisé en intervention en milieu scolaire sera présent à l’école jusqu’à la fin de l’année et sans doute aussi l’an prochain.

Parmi les intervenants, la sergente Lajoie, policière en intervention en milieu scolaire, a notamment expliqué aux parents le concept d’auto-exploitation soit quand le ou la jeune se photographie lui-même dans une position sexuellement explicite pour ensuite la partager sur les réseaux sociaux.

Enseignants, professeurs, direction et personnel de soutien ont dû au cours des derniers jours se familiariser avec un vocabulaire tout nouveau incluant des mots comme sexting, Snapchat ou Yellow. « Jusqu’à la semaine dernière, c’était de l'inconnu pour moi », a avoué Mme Émond, au sujet d'une des applications que des jeunes utilisaient pour s’échanger du contenu d’ordre sexuel.

Fin d'année scolaire

La rencontre de moins d’une heure a néanmoins permis aux intervenants de l’école de sensibiliser les parents à l’importance de leur rôle dans la prévention des comportements à risques.

D’ailleurs, la Commission scolaire des Monts-et-Marées entend tirer des leçons de cette crise et songe à organiser l’an prochain des ateliers pour les parents afin de les aider à intervenir auprès de leurs enfants dans la gestion des réseaux sociaux.

L’événement survient à deux mois de la fin de l’année scolaire. L’épreuve de français est dans à peine deux semaines.

La direction de l’école tenait aussi à rappeler que son objectif principal demeure la réussite des élèves dans un milieu propice à l’apprentissage « Notre premier objectif est de rétablir un climat sain et sécuritaire », précise Mme Émond.

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