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Port de Matane : de nouveaux délais préoccupants

Le maire de Matane, Jérôme Landry, estime qu'il y a urgence pour le port de Matane. Selon le maire, Québec et Ottawa doivent parvenir rapidement à une entente sur la cession du port sinon cela compromettra des emplois.

Un texte de Joane BérubéQuébec a demandé un nouveau délai à Transport Canada avant de lui faire parvenir la liste des ports que le gouvernement provincial pourrait acquérir. Le port de Matane ferait partie de cette entente potentielle.

Transport Canada a repoussé la date de dépôt de la liste d’intérêts de Québec au 16 juin. Tout cela, souligne le maire Landry, retarde d’autant le début des travaux de mise à niveau du port de Matane.

La Ville de Matane devra en effet franchir plusieurs obstacles puisqu’après le dépôt de la liste des ports que Québec pourrait acquérir, les deux parties entameront des négociations sur les travaux qui seront assumés par Ottawa avant le transfert de propriété.

« Cela peut prendre encore deux ou trois ans avant que le fédéral s’engage à faire des travaux, le temps de faire les plans et devis, les études environnementales », dit le maire Landry.

Ce dernier rappelle que cela a pris 12 ans avant le processus de cession du port de Sorel soit conclu. « On n’a pas 12 ans, poursuit M. Landry, on a 6 ans, mais c’est plutôt trois ou quatre ans. Le quai se détériore encore et sa capacité portante va encore diminuer, c’est certain. »

Présentement, un groupe d’industriels travaille avec la Ville pour éviter que la désuétude du port ne nuise aux opérations, mais déjà, des assureurs ont demandé que certaines pièces plus lourdes ne soient plus transbordées à bord des bateaux.

Le préfet de la Matanie, André Morin, ajoute que des entreprises comme Tembec, qui utilisent le port pour transporter la pâte produite à Matane, sont de plus en plus nerveuses quant à l’échéancier de la mise à niveau des installations portuaires matanaises.

André Morin estime que les négociations sur les réparations soulèvent aussi plusieurs questions auxquelles il faudra prendre le temps de répondre. « Est-ce qu’on garde le port avec les superficies qu’on a ou on fait un port un peu plus grand pour accueillir de plus gros bateaux? Quel type de tablier met-on? Un tablier mobile? Rigide? », énumère le préfet. Il y a six ministères autour de la table de la Zone industrialo-portuaire, observe M. Morin.

Jérôme Landry rappelle que le port de Matane est en activités 12 mois par année, qu’il est un des ports du Québec qui a toujours maintenu un niveau d’activités élevé.

La Ville est en contact avec le ministre responsable de la Stratégie maritime, Jean D’Amour. Le port de Matane est parmi les ports sélectionnés par Québec pour développer sa stratégie industrielle maritime.

Matane aimerait avoir cependant plus de communications avec le ministère canadien des Transports. « C’est lui le propriétaire, qui recueille les droits de quayage et qui doit trouver un nouvel acquéreur et entretenir le quai », souligne Jérôme Landry.

La Ville prépare une stratégie pour accentuer la pression sur les deux paliers de gouvernement afin d’avoir des engagements en 2017.

Le maire Landry rappelle que le dossier de la cession des ports est aussi en discussion à l’Union des municipalités du Québec et au Réseau des villes innovantes de l’Est du Québec.

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