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Pour que Québec écoute à nouveau la Gaspésie

Des organismes de la Société civile de la Gaspésie se portent à la défense des enjeux régionaux.

Un texte de Joane Bérubé

Près d'une cinquantaine d'organismes régionaux, locaux et supra locaux de la Société civile travaillent depuis deux ans à remettre en place une structure de concertation régionale à la suite de l'abolition des centres locaux de développement (CLD) et de la Conférence régionale des élus (CRÉ).

Le porte-parole du regroupement est le directeur de l'UPA régionale, Marc Tétreault, mais le groupe réunit des représentants d'organismes en provenance de presque tous les secteurs d'activités.

« Certains organismes régionaux, dont l'UPA, explique M. Tétreault, avaient adressé une invitation aux élus pour voir comment on pourrait s'organiser pour conserver une façon de déterminer les priorités de la région et communiquer nos besoins auprès des décideurs provinciaux et régionaux. »

L'urgence d'agir

Marc Tétreault estime qu'il est urgent que la région retrouve une voix auprès des gouvernements. Il donne pour exemple le Comité consultatif sur l'économie et l'innovation mis en place la semaine dernière par le gouvernement Couillard. Il n'y a, relève-t-il, aucun représentant des régions et aucun représentant de secteurs qui touchent les régions comme l'éolien, la foresterie, l'agriculture ou le tourisme.

Selon M. Tétreault, dans l'ensemble, les organismes de la région constatent que la communication est moins fluide qu'auparavant. « On a travaillé à réparer les pots cassés, mais pendant ce temps-là on ne travaille pas à positionner la région, faire valoir nos besoins et orienter le développement », souligne le directeur de l'UPA.

La région, précise-t-il, est par le passé arrivée à déposer des positions fortes qui répondaient aux besoins du milieu. « Ce qui est déplorable, c'est qu'à chaque fois qu'on change de gouvernement, on rebrasse les dés et il faut toujours recommencer cet exercice. On constate une certaine perte de temps », ajoute M. Tétreault.

Les organismes qui participent au regroupement le font sur une base bénévole. Ils ont pu, lors des dernières semaines, rencontrer le nouveau coordonnateur de la Table des préfets, Jean-Michel Landry.

Le regroupement souhaite entreprendre un dialogue avec les organisations des Îles-de-la-Madeleine afin de faire valoir à nouveau ensemble les besoins de la région auprès du gouvernement en place.

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