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Présence policière accrue sur le site occupé de Junex à Murdochville

Un important va-et-vient de véhicules d'urgence et la présence accrue de policiers laissent croire qu'une opération policière est en cours sur le site de Junex, près de Murdochville.

Un texte de Brigitte Dubé, en collaboration avec Bruno Lelièvre

Elle donnerait suite à une demande d’injonction adressée par la compagnie Junex qui n’a plus accès à ses installations du puits Galt No. 4. Même s'il a été jusqu'ici impossible de savoir si la pétrolière a reçu une réponse favorable, tout le déploiement policier laisse croire que oui.

Des manifestants cagoulés se disant protecteurs et protectrices de l’eau bloquent la route depuis dimanche dernier. Leur nombre et leur identité demeurent inconnus.

Depuis vendredi soir, un hélicoptère patrouille le secteur. On remarque, sur le site, des policiers de la Sûreté du Québec en civil, vraisemblablement des négociateurs, et une augmentation marquée des effectifs depuis vendredi.

La Sûreté du Québec refuse toujours de confirmer le nombre de policiers et la nature des opérations.

La mobilisation des manifestants continue

Les manifestants réclament la fin immédiate de tous les travaux d'exploitation gazière et pétrolière en Gaspésie, et plus particulièrement ceux en cours à la propriété Galt de Junex, un des projets d'exploration les plus avancés du Québec. Ils ont l'appui entre autres d'une dizaine de membres de groupes environnementalistes de l'Est du Québec, qui ont établi un campement à quelques kilomètres du barrage, aux abords de la route 198.

Parmi eux, Bernard St-Hilaire, qui est porte-parole du groupe Prospérité sans pétrole de Rimouski, estime que le gouvernement gaspille l’argent des contribuables. « C’est une dilapidation totale de fonds publics et ce, depuis de nombreuses années, estime-t-il. Si on prend Junex, ça représente 26 millions de fonds publics en 20 ans. »

La Nation Micmaque de Gespeg a fait savoir par voie de communiqué, vendredi, qu'elle se dissociait officiellement des manifestants du puits.

Mais samedi, un Micmac de Gesgapegiag est venu les appuyer en son nom personnel. « J'en connais quelques uns, d'autres non. Peu importe, on a la même cause », répond-t-il en anglais, lorsqu'on lui demande s'il connaît l'identité de ceux qui sont toujours derrière la barricade. « Je les appuie parce que je veux que ce soit protégé. Je le fais pour nos petits-enfants, pour qu'ils aient de l'eau propre à boire. »

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