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Prévention du suicide : le rôle crucial des organismes communautaires

Sur la Côte-Nord, entre 40 % et 50 % des appels que reçoit le Centre de prévention du suicide proviennent directement des personnes en détresse. Les autres sont effectués par leurs proches ou des intervenants inquiets.

Un texte de Marlène Joseph-Blais

Les employés des organismes dans les domaines de la santé, de la justice, de l'éducation et de la réadaptation jouent un rôle crucial dans la prévention du suicide.

Ils peuvent être formés pour savoir comment intervenir auprès d'une personne en détresse, mais ils servent surtout de courroie de transmission pour le Centre de prévention du suicide.

On peut parler de tous les organismes communautaires, soit les organismes de femmes, les organismes pour hommes, les organismes au niveau de la santé mentale.

Mélanie Côté, coordonnatrice clinique, Centre de prévention du suicide Côte-Nord

Ces organismes adressent souvent leur clientèle au Centre de prévention du suicide, selon la coordonnatrice clinique, Mélanie Côté. Ce premier pas peut modifier le cours des choses pour une personne qui n'ose pas demander de l'aide.

L'expérience nous dit que, si la personne est référée directement ici, ça veut dire que nous, on va prendre contact avec cette personne-là, on va briser la glace.

Mélanie Côté, coordonnatrice clinique, Centre de prévention du suicide Côte-Nord

Parmi ces partenaires, il y a aussi les centres de santé autochtones, les maisons de femmes et les centres d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC).

La directrice générale du CAVAC de la Côte-Nord, Isabelle Fortin, dirige fréquemment des personnes en détresse vers la bonne ressource.

Ça touche tellement fort, selon les actes criminels, que ça peut mener au désespoir. Notre rôle, c'est vraiment de faire du dépistage en lien avec le suicide.

Isabelle Fortin, directrice générale, CAVAC de la Côte-Nord

En Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, le Centre de prévention du suicide a mis en place une ligne téléphonique réservée à ses partenaires afin d’assister les intervenants qui se retrouvent avec une personne suicidaire.

Ça arrive qu'on reçoive des femmes qui sont en crise. Quand elles arrivent, c'est sûr qu'on leur parle en individuel.

Ève Devault, agente sociopolitique, Centre-femmes de Rimouski

« La première chose qu'on fait, c'est de toujours s'assurer de la sécurité des personnes à court terme. On va les accompagner, on va les référer aussi à d'autres organismes, dont le centre de crise », précise-t-elle.

Si vous ou l'un de vos proches êtes en détresse, téléphonez au 1 866 APPELLE (277-3553).

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