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Prime de rétention : Québec refuse de s'engager, selon les syndicats

Les membres du Syndicat des techniciens et professionnels de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord ressortent insatisfaits de leur rencontre avec le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, concernant le maintien de la prime de rétention de 8 %.

Les représentants voulaient s'assurer que la demande de Québec d'abolir cette prime salariale serait écartée de la table de négociation.

« Même si nous n'avons obtenu aucun engagement du gouvernement, nous avons tout de même pu expliquer clairement notre position au ministre », indique le président du syndicat, Yvon Payeur.

Une preuve de bonne foi pour le syndicat

Ils demandent au gouvernement de donner au négociateur Maurice Charlebois le mandat de retirer cette demande pour faire preuve de « bonne foi » envers les travailleurs de Sept-Îles et de Port-Cartier qui bénéficient de cette prime. 

Lors de la rencontre, les représentants ont abordé les impacts négatifs d'une éventuelle disparition de la prime sur les salariés, mais aussi sur l'ensemble de la région. Les syndicats estiment que l'abolition représenterait une perte nette de 10 millions de dollars.

« La région vit actuellement plusieurs difficultés économiques, affirme le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay. Perdre 10 millions de dollars [à] Sept-Îles et Port-Cartier serait catastrophique pour le développement régional. »

Les représentants ont aussi fait valoir l'importance d'une telle prime qui, selon eux, permet de recruter et de retenir les employés de la fonction publique dans la région.

Les travailleurs comptent poursuivre la vigile entamée dimanche « tant [qu'ils n'auront] pas l'assurance que des mandats concrets ont été acheminés au négociateur en chef ».

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