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Procès de Johanne Johnson : participation de la GRC

Les membres du jury au procès de Johanne Johnson, accusée du meurtre de son conjoint, James Dubé, survenu à Grande-Rivière, en 1998, ont appris, au 10e jour du procès, que l'opération policière de type Mister Big, qui a conduit à l'arrestation de la suspecte, avait aussi mis à contribution des agents de la GRC.

En fin de matinée lundi, le procureur de la Couronne, Gérald Maltais, a appelé à la barre un agent double de la GRC qui a joué le rôle d'un des patrons de la fausse organisation, créée pour développer la confiance de Johanne Johnson. Il a notamment expliqué que c'était lui qui avait demandé à la suspecte de ne pas parler à sa famille des transactions illégales, tout en lui spécifiant que son organisation « cherchait des gens honnêtes ».

Contre-interrogatoire de l'agente d'infiltration

Auparavant, l'avocat de Johanne Jonhson, Me Rodrigue Beauchesne, avait procédé au contre-interrogatoire de l'agente d'infiltration qui a passé le plus de temps avec la suspecte lors de l'opération policière de type Mister Big. L'avocat est revenu sur les valeurs qui guidaient la fausse organisation soit honnêteté, confiance et respect. Interrogée par Me Beauchesne, la policière a précisé que cela impliquait de ne pas mentir à la fausse organisation.

L'avocat de la défense lui a aussi demandé de revenir sur la soirée précédant l'arrestation de Johanne Johnson, qui s'est déroulée dans un hôtel de Campbellton au Nouveau-Brunswick.

Johanne Johnson devait pour la première fois surveiller seule durant toute une nuit, un camion rempli d'armes de contrebande. La témoin a reconnu qu'il n'avait jamais été mentionné à Johanne Johnson qu'il s'agissait d'une cargaison d'armes à feu.

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