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Procès de Johanne Johnson : place aux plaidoiries

C'est maintenant au tour des plaidoiries de la défense et de la Couronne au procès pour meurtre de Johanne Johnson qui se déroule devant jury au palais de justice de Percé.

Les deux avocats s'adressent aujourd'hui à tour de rôle aux sept femmes et cinq hommes qui composent le jury.

Mme Johnson est accusée du meurtre de son conjoint, James Dubé, trouvé mort par balle en 1998, à Grande-Rivière.

La journée s'est ouverte avec la plaidoirie de l'avocat de la défense, Me Rodrique Beauchesne. Dans un premier temps, le procureur de Johanne Johnson a rappelé que l'enquête policière de 1998 n'a pas permis de démontrer la culpabilité de sa cliente. Il a longuement mis en évidence qu'à l'époque les policiers n'avaient aucune preuve contre Johanne Johnson.

L'avocat a par la suite souligné que les aveux de l'accusée avaient été faits sous l'emprise de la peur dans le cadre de l'opération de type Mr. Big.

D'après Me Beauchesne, l'emploi de Johanne Johnson dans l'organisation fictive, créée pour l'opération de type Mr. Big, lui procurait de l'argent et une sécurité pour ses proches.

Toutefois, en même temps, Johanne Johnson avait peur et c'est pour cette raison qu'elle a donc avoué, a soutenu l'avocat. 

Concernant le témoignage de la fille du couple, Jackie Dubé, qui a indiqué que sa mère lui aurait avoué avoir tué James Dubé, Me Beauchesne est revenu sur l'âge de la jeune fille au moment des faits. « Une jeune fille de 11 ans, a-t-il dit, lorsque son père est mort qui l'a idéalisé, qui, pendant des années, a espionné sa mère et qui a caché des choses aux policiers lors de son témoignage. »

Le procureur estime donc que le jury ne devrait pas tenir compte de son témoignage.

L'avocat de la défense a aussi dit au jury que s'il croyait à la théorie de la défense, il devait acquitter Mme Johnson et que même s'il croyait à la théorie de la poursuite, il ne pouvait pas condamner Mme Johnson « à plus qu'un deuxième degré ».

Le procès se poursuit jeudi au palais de justice de Percé avec la plaidoirie de l'avocat de la Couronne, Gérald Maltais.
 

 

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