Retour

Procès de Réal Savoie : l'accusé aurait participé à un faux enlèvement

Au procès de Réal Savoie, le témoignage de l'agent d'infiltration, qui jouait le rôle du supérieur immédiat de l'accusé, est terminé. Un autre agent d'infiltration de l'opération policière qui visait à faire parler l'homme accusé du meurtre de Sonia Raymond a été appelé à la barre.

Réal Savoie est accusé du meurtre de Sonia Raymond, survenu en juillet 1996 à Maria.

L'agent d'infiltration jouait le rôle d'un collègue de travail de Réal Savoie. Il dit avoir participé à une quarantaine des 65 scénarios de l'opération Mr. Big visant à faire parler l'homme accusé de meurtre.

Réal Savoie est souvent décrit au jury comme une personne joyeuse et qui aimait travailler pour l'organisation.

Cet agent qui témoigne aurait simulé l'enlèvement et le passage à tabac d'une femme dans une camionnette pour démontrer à Réal Savoie que l'organisation criminelle était prête à tout.

Selon le témoin, Réal Savoie aurait dit de la femme : « c'est un paquet de nerf, elle a compris le message, elle a récolté ce qu'elle a semé ».

Ce jour-là, Réal Savoie fêtait son anniversaire. La soirée se serait terminée dans un cabaret de danseuses nues. Quelques jours plus tard, l'accusé aurait dit à son collègue qu'il repensait à ce passage à tabac où il aurait été guetteur. Assis dans la fourgonnette, il aurait dit avoir apprécié sa participation au faux enlèvement.

Le témoignage de l'agent d'infiltration se poursuivra vendredi.

Contre-interrogatoire d'un autre agent double

Plus tôt dans la journée, l'avocat de la défense, Me Réginal Victorin, a tenté de faire ressortir en contre-interrogatoire d'un autre agent double que la mémoire du policier avait peut-être altéré la rédaction de ses rapports d'opération quotidiens.

Cet agent, qui jouait le rôle d'un sous-patron, un « chef bandit », tel qu'il se décrit, a expliqué que la majorité des scénarios auxquels il a participé ont été notés dans trois cahiers noirs. Il rapportait les faits le soir, après la journée d'opération, parfois très tard ou le lendemain matin.

L'écoute électronique enregistrée n’a débuté qu'au 56e scénario sur 65, avec un équipement corporel dissimulé sous ses vêtements, a-t-il dit aux jurés.

« Dans vos notes, a demandé l'avocat, ce qui était entre guillemets, c’était les propos de Savoie? » L'agent a répondu oui.

« Quand vous rapportez que Savoie a dit: "Je l'aurais brassée plus que ça!"? » L’agent a répondu qu’il s’agissait d’un résumé de ce qu'avait dit l'accusé. « C'est dans mes souvenirs, pas toujours du mot à mot », a répondu l’agent. « C'était votre phrasé? », a demandé l'avocat. « Exact », a répondu l'agent d'infiltration.

L'avocat de la défense a aussi demandé à l'agent d'infiltration si Réal Savoie avait dû faire ses preuves pour être admis dans la pseudo organisation criminelle. Le policier a répondu par la négative.

D’après les informations de Pierre Cotton

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine