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Projet de loi 54 : mieux encadrer l'abattage rituel

L'Abattoir de Luceville se montre rassurant quant au projet de loi 54 du ministre de l'Agriculture du Québec, Pierre Paradis. Le texte législatif, dont les consultations se sont ouvertes lundi à l'Assémblée nationale, compte resserrer les règles entourant l'abattage rituel pour éviter la souffrance des animaux et, selon le ministre, il aura un impact sur les pratiques d'abattage halal ou casher.

À l'Abattoir de Luceville, on assure que cette pratique est sans douleur pour les bêtes et déjà bien endadrée. « Si l'animal, 30 secondes après la saignée, montre des signes cliniques de retour à la conscience, on l'insensibilise », explique Nicolas Pépin, le coordonnateur du contrôle de la qualité à l'Abattoir de Luceville.

Selon lui, environ le tiers du bétail qui est abattu à Luceville est halal. « C'est un marché qui semble en expansion. »

Une pratique déjà encadrée

Omar El Karamech se rend à l'abattoir pour abattre des bêtes deux fois par semaine. Il récite une prière avant d'égorger l'animal. Il ne pense pas que la nouvelle loi interdira l'abattage rituel, mais tient à rappeler que cette technique n'induit pas de souffrance pour les animaux.

« On ne les force pas. De la manière qu'on les égorge, avec un long couteau, aussitôt qu'on l'égorge, l'animal perd connaissance et ne sent rien », dit-il.

Le coordonnateur du contrôle de la qualité à l'Abattoir de Luceville rappelle que l'Agence canadienne d'inspection des aliments a émis une nouvelle règlementation pour l'abattage rituel qui stipule qu'avant d'abattre un animal, les abattoirs doivent réduire au minimum les sources de stress.

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