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Projet de loi sur les chiens dangereux : les villes sont-elles prêtes?

Le projet de loi déposé par Québec pour réglementer les chiens dangereux pourrait devenir une responsabilité de plus pour les villes. Même si certaines municipalités s'en réjouissent, d'autres doutent de leur capacité à appliquer un tel règlement.

Un texte d’Édith Drouin avec la collaboration de Jennifer Boudreau

Le maire de Rimouski, Marc Parent, est en faveur du projet de loi 128. La Ville possède depuis déjà plusieurs années une réglementation qui interdit la plupart des races de chiens identifiées comme dangereuses par Québec.

Identifier les chiens qui représentent une menace pourrait toutefois s’avérer une tâche difficile pour la plupart des municipalités du Bas-Saint-Laurent, selon la directrice des opérations de la Société protectrice des animaux du Littoral à Saint-Anaclet.

Elle explique par exemple que très peu de villes dans la région possèdent un système de médailles pour identifier et répertorier les animaux domestiques.

C’est d’ailleurs le cas de Rimouski, qui dit toutefois être en train d'analyser la possibilité de mettre à niveau sa réglementation concernant les animaux. Une recommandation sera soumise dans les prochains mois par le groupe de travail qui étudie cette question.

En attendant, le maire affirme que les chiens dangereux seront identifiés lors d’interventions policières ou de dénonciation de citoyens.

Reconnaître les animaux dangereux

Certains aspects de la loi, comme celui de laisser aux vétérinaires la responsabilité de déterminer si un chien est dangereux, font aussi des sceptiques.

Valérie Solange souligne par exemple que les vétérinaires ne sont pas tous spécialisés en comportement canin. La vétérinaire Nancy Morin pense d’ailleurs que cette façon de faire est inacceptable.

Selon elle, le projet de loi comporte trop de zones grises. Un chien peut par exemple mordre un humain qui intervient lors d’un conflit entre deux chiens, alors qu’il n’était pas, au départ, agressif envers les humains.

Pour diminuer les risques liés aux morsures de chiens, la vétérinaire estime plutôt que le gouvernement devrait miser sur l'éducation et la conscientisation.

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