Retour

Projet des Métaux canadiens : déception sur la rive sud du Saint-Laurent

Surprise et déception sur la rive sud du Saint-Laurent à la suite de la décision de l'entreprise Les Métaux canadiens de choisir Baie-Comeau au lieu de Matane pour construire éventuellement son usine de transformation de ferrosilicium. Toutefois, les intervenants ont espoir qu'il y aura quand même des retombées pour la région.

Un texte de Jean-François Deschênes avec la collaboration de Michel-Félix Tremblay

Sur la rive sud du Saint-Laurent, on espère des retombées après que l'entreprise aura mis la main sur au moins 300 millions de dollars en financement pour réaliser le projet qui pourrait créer jusqu'à 200 emplois.

La silice serait puisée au gisement Langis, situé à Saint-Vianney, à une trentaine de kilomètres au sud de Matane. Le produit serait par la suite transporté par bateau jusque sur la Côte-Nord.

Le maire de Saint-Vianney, Georges Guénard, a toujours défendu la candidature de Matane, « un choix logique » selon lui, en raison de la proximité de la ressource.

Le maire de la municipalité de moins de 500 habitants espère maintenant que les retombées du projet se feront sentir quand même dans la région, outre la vingtaine d'emplois liés à l'extraction.

La Ville de Matane a fait ses devoirs affirme le maire

Le maire de Matane se dit surpris que l'entreprise Les Métaux canadiens ait choisi Baie-Comeau pour réaliser une étude de préfaisabilité. Jérôme Landry rappelle que Les Métaux canadiens inc. ont déjà réalisé une telle étude à Matane. Les nombreuses discussions avec le promoteur semblaient pourtant favoriser sa ville.

Il rappelle cependant que pour voir le jour, l'entreprise doit dénicher une somme colossale, 300-millions de dollars et que le secteur des mines demeure fragile.

Selon Jérôme Landry, le site de Matane demeure le plus intéressant pour l'entreprise.

Douche froide à Matane

Nombreux sont ceux qui comptaient sur cette usine pour relancer l'économie moribonde, depuis la fermeture de la cartonnerie et du fabricant d'éoliennes Enercon. Le président de la Chambre de commerce, Marc Charest, croit que la région pourra quand même tirer son épingle du jeu, si le projet voit le jour. 

« On est déçu par contre, il y aura des activités de transbordement au port de Matane, la priorité pour nous maintenant c'est que le gouvernement fédéral mette les sommes nécessaires à la solidification de notre port. »

Le ferrosilicium entre dans la composition d'alliages utilisés dans l'industrie automobile et dans la fabrication de silicone et de panneaux solaires.

D'autres informations à venir

Plus d'articles