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Protection de l'eau potable : Ristigouche croise les doigts

Une trentaine de villes et villages de l'Est du Québec font partie des 230 municipalités qui réclament aujourd'hui au gouvernement du Québec de leur permettre de mieux protéger leur source d'eau potable contre l'exploration des hydrocarbures.

Un texte de Léa Beauchesne

Le regroupement représente 3,5 millions de Québécois dont les municipalités estiment qu’une distance minimale séparatrice de deux kilomètres serait plus appropriée que celle de 500 mètres prescrite par l’actuel Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection.

Le règlement adopté en 2014 doit être revu dès le mois d’août par Québec. Les municipalités espèrent donc influencer cette révision et demandent au ministre de l’Environnement, David Heurtel, d’utiliser son pouvoir discrétionnaire et de leur accorder cette dérogation.

Une réelle menace pour certains

Si certaines municipalités comme Matapédia ont plutôt adopté le règlement par solidarité, la menace de la contamination est bien réelle pour d’autres.

Pour le maire de Ristigouche Sud-Est, le dépôt de la demande est significatif puisque sa municipalité s'apprête à affronter en cour la pétrolière Gastem en septembre.

La compagnie réclame 1,5 million de dollars en dommages-intérêts à la municipalité à la suite de l'adoption d'une réglementation pour protéger les sources d'eau potable en mars 2013.

Ristigouche Sud-Est relancera bientôt sa campagne de financement afin d'assurer sa défense.

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