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Quai de Rimouski : l'ISMER déçu de la position d'Ottawa

L'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) se dit déçu, mais pas surpris du refus de Transport Canada d'investir dans la réparation du port de Rimouski. L'ISMER rappelle que cette décision du fédéral a des impacts sur son navire de recherche.

Plus tôt cette semaine, le député fédéral Guy Caron avait reçu la confirmation que Transport Canada n'avait pas l'intention d'investir les 25 millions de dollars nécessaires à la réfection de la jetée ouest du port de Rimouski avant sa cession à d'autres autorités.

En raison de la désuétude des installations, Rimouski n'est plus le port d'attache du navire de recherche de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), le Coriolis II.

Écoutez l'intégrale de l'entrevue à l'émission Le monde aujourd'hui.

En entrevue à l'émission Le monde aujourd'hui, la directrice de l'Institut des sciences de la mer, Ariane Plourde, affirme ne pas être surprise de la décision du gouvernement canadien. « Surprise? Non. Déçue, oui. Pour nous, ça complique passablement les opérations. Nous espérons que dans l'avenir, la position du gouvernement changera », ajoute-t-elle.

Le directeur général de Reformar, qui gère le Coriolis II, ne perd toutefois pas espoir. « On espère pouvoir revoir le Corilis II à Rimouski pour de longues périodes dans le futur, mais pour l'instant, ce sont des passages plus courts. On va quand même venir à Rimouski pour des missions de l'ISMER, mais c'est plus complexe au niveau opérationnel », affirme Érik Lapointe.

Cette situation crée des coûts supplémentaires pour l'ISMER, rappelle Ariane Plourde. « Pas uniquement pour la rentabilité et les coûts imputés par Reformar, mais aussi pour toutes les équipes scientifiques qui doivent faire leurs opérations sur le navire. C'est aussi une question de principe, car c'est notre navire », précise-t-elle.

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