Quoi de mieux pour les jeunes que de combiner leurs études avec la pratique d'un sport qui les passionne... c'est ce qu'offrent 450 écoles secondaires partout au Québec. Cependant, la pratique intensive d'un sport amène aussi son lot de blessures qui, parfois, se feront sentir pour le reste de la vie des jeunes athlètes.

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration de Sébastien Desrosiers et d' Isabelle St-Pierre-Roy

Clara Papillon, 16 ans, a dû cesser de pratiquer son sport, la natation, en raison d'une blessure à l'épaule qui ne voulait pas guérir. Après 7 ans d'entraînement et un an dans un programme Sport-études, elle a dû se résigner à abandonner sa passion :

L'adolescente donne encore des cours de natation, mais affirme que sa douleur était rendue trop intense pour qu'elle puisse continuer.

En fait-on assez pour prévenir et traiter les blessures chez les étudiants-athlètes au secondaire? La mère de Clara, Myra Papillon, constate que cette responsabilité revient aux parents, même s'ils paient déjà plusieurs milliers de dollars pour que leur enfant fasse partie d'un programme Sport-études :

Manque de ressources
br /Dans les programmes sport-études reconnus par le ministère de l'Éducation, ce sont près de 15 heures par semaine qui sont réservées aux entraînements, sans compter les compétitions.

Même si les jeunes passent de nombreuses heures à s'entraîner, rien dans la Loi sur l'instruction publique n'oblige les écoles à effectuer un suivi médical auprès des élèves. Certains établissements offrent un service de physiothérapie hebdomadaire, mais la plupart du temps, cette responsabilité revient aux entraîneurs.

L'entraîneur-chef du club de natation Les Dauphins, Alexandra Tessier, estime que les organisations sportives manquent de ressources pour assurer un suivi. Elle explique qu'à l'université, les équipes sportives ont souvent leur propre physiothérapeuthe et ont davantage de ressources financières pour prévenir et guérir les blessures. Elle déplore cependant que les athlètes ne soient pas pris en main dès leurs débuts :

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b70 $ par athlète pour un suivi médical/bbr /br /Les écoles qui offrent des programmes Sport-études certifiés ont toutefois accès à un montant pour les services de psychologie sportive, de nutrition et de physiothérapie, par exemple. Ce montant, de 70 $ par athlète, est cependant loin d'être suffisant, selon plusieurs entraîneurs et responsables de programmes Sport-études.

Même si plusieurs entraîneurs et physiothérapeutes affirment que la situation s'améliore, tous considèrent qu'il faudrait mieux encadrer les jeunes athlètes qui, sinon, pourraient se faire des blessures qui les suivront toute leur vie.br /br /« Il faut que je fasse attention, dit Clara Papillon. C'est sûr qu'il faut que j'y pense, quand je fais mes devoirs, de pas être trop avancée, il faut que je me redresse. Faut que j'y pense, mais c'est sûr que je vais avoir mal toute ma vie d'après moi. »

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