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Quatre sculpteurs rendent hommage à la beauté du monde à Cap-aux-Os

Le village de Cap-aux-Os hérite de quatre oeuvres qui rendent hommage à la beauté du monde, à la suite de la première Fête de la sculpture, tenue au centre communautaire.

Un texte de Brigitte Dubé

Pendant une semaine, Gaston Fortin, Michèle Van de Kaa, Michel Ste-Croix et Claude Rioux, tous des artistes de la région, ont oeuvré sous les yeux du public.

Gaston Fortin, artiste et membre de l'organisation, se dit enchanté de ce qu'il a vécu cette semaine.

Gaston Fortin habite Rimouski, mais est natif de Cap-aux-Os. À la retraite, il s'implique dans le développement de son village natal. Intitulée Retour vers le passé, sa sculpture rappelle les colosses de pierre que les habitants de l'Île de Pâques érigeaient pour rendre hommage à leurs ancêtres.

Une liste de noms des familles souches de Cap-aux-Os est gravée dans cette bûche de merisier devenue personnage de 2,6 m de haut (104 pouces).

Le travail des artistes a suscité l'intérêt des résidents et des visiteurs. « Les gens qui passaient par la 132 s'arrêtaient, raconte Gaston Fortin. Ça venait de partout! Il y en avait de la France, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et bien sûr, du village. Les gens posaient beaucoup de questions. »

Pour créer Hommage à la beauté du monde, Michèle Van de Kaa, de Wakeham, a notamment utilisé des pièces sculptées en bois de plage. Inspirée par le thème de la procréation et de la fertilité, elle a légué une oeuvre vivante qui va évoluer avec le temps et le concours de la nature.

Elle a planté cinq pommiers qui vont pousser en suivant les courbes imposées par le poids de ces pièces.

Pour Gaston Fortin, un tel événement est une façon de redonner une identité au village et de dynamiser le secteur de la petite école.

« Il y a des villages dévitalisés et il y en a qui se prennent en main, entre autres Petite-Vallée et son Festival en chanson ou Gaspé avec le Festival de musique du bout du monde. Il ne faut pas compter sur les politiciens provinciaux ou fédéraux pour revitaliser les régions éloignées », lance-t-il.

Les préoccupations environnementales de Claude Rioux, de Rivière-à-Claude, ont pris forme avec C'est assez. Jouant sur l'homophonie entre le titre de son oeuvre et l'urgence d'agir pour stopper la dégradation de la santé planétaire, il a conçu une baleine à bosse en superposant des couches de polymère sur un treillis métallique. Fixée à 3 mètres dans les airs, elle domine le site.

L'ancienne école a été récupérée pour y installer le centre communautaire et une auberge. La coordonnatrice du Centre communautaire de Cap-aux-Os, Julie Forcier, indique que le site fait l'objet d'un projet d'aménagement du terrain avec une halte routière et un parc multigénérationnel.

La beauté du monde s'exprime dans le mouvement et la perfection du corps humain avec Plénitude et sérénité de Michel Ste-Croix. L'artiste de Cap-des-Rosiers a créé un superbe danseur en cèdre laminé, monté sur une structure de métal.

Retour de l'événement

L'intention des organisateurs était d'instaurer une tradition. L'événement devrait donc revenir et laisser de nouvelles oeuvres en héritage à la communauté.

Se basant sur les réactions des résidents, Gaston Fortin pense qu'il y a une volonté de voir revenir l'événement. « Ce sera peut-être aux deux ans, prévoit-il, mais avec de médiums différents, comme la photo ou la peinture. »

Il est toujours possible d'aller voir les sculptures.

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