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Quatre visages de l'immigration au Bas-Saint-Laurent

Ils sont arrivés du Togo, de Syrie, de Chine et du Costa Rica au cours des dernières années. Plutôt que de s'installer dans un grand centre, ces quatre immigrants ont été séduits par le Bas-Saint-Laurent. Recherche de travail, apprentissage du français, adaptation au froid : ils racontent les défis auxquels ils ont dû faire face à leur arrivée.

Un texte de Ariane Perron-Langlois

Edwige Agbewanou, Fahed Martini, Ting Zhang et Irène Coghi se sont confiés à l'occasion du troisième Marché interculturel de Noël, au cours duquel ils ont présenté des éléments de leur culture aux gens de Rimouski, leur ville d'adoption.

EDWIGE AGBEWANOU, ORIGINAIRE DU TOGO

Edwige Agbewanou s'est installée à Rimouski en juin dernier. « La grande difficulté que j'ai, c'est de me trouver du travail, se désole la Togolaise d'origine. J'ai ma maîtrise en gestion et comptabilité, qui est reconnue ici au Canada, mais pour le moment c'est difficile de m'intégrer. »

FAHED MARTINI, ORIGINAIRE DE SYRIE

Fahed Martini est arrivé au Canada en 2008. Le Syrien d'origine enseigne aujourd'hui à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) en génie. Parmi les défis d'adaptation qui l'attendaient : « il y a la nourriture, explique-t-il. D'autre part, il y a un peu d'isolement au niveau social. On est loin de notre communauté, mais en même temps on trouve des amis. »

TING ZHANG, ORIGINAIRE DE CHINE

Ting Zhang est arrivée à Rimouski en 2009, pour compléter une maîtrise en développement régional à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Elle a choisi d'y rester une fois son diplôme en poche. La jeune femme originaire de Pékin dirige aujourd'hui le Centre culturel oriental, un organisme sans but lucratif basé à Rimouski. Elle se souvient de la principale embûche qui l'attendait à son arrivée : « La langue, c'est vraiment un beau défi, mais ça va aujourd'hui! ».

IRÈNE COGHI, ORIGINAIRE DU COSTA RICA

Irène Coghi vit depuis près de deux ans à Rimouski, où elle travaille comme boulangère. Le plus grand défi qui l'attendait à son arrivée? « C'est la langue, tranche-t-elle. Parfois c'est difficile. Si on ne parle pas bien français, on ne peut pas trouver de travail. »

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