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Québec devra encore investir dans le chemin de fer de la Gaspésie

Même avec une étude en main, la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) n'est toujours pas en mesure de trouver une ligne directrice pour le développement du railentre Matapédia et Gaspé. Une chose est toutefois certaine selon le président, Eric Dubé, Québec doit participer. 

Un texte de Jean-François Deschênes

L'étude, qui a coûté 132 000 $, n'a toujours pas été dévoilée publiquement. Elle ne sera présentée au public que le 26 février.

Cette étude doit démontrer le potentiel d'affaires et les priorités d'investissements qui doivent être faits sur le rail gaspésien pour le remettre en état.

« Là-dedans, il y a cinq orientations dans le fond, cinq tronçons étudiés indépendamment un de l'autre [...] Mais un coup qu'il va être réhabilité, il faut qu'on soit capable de démontrer qu'on est rentable sur les opérations et l'entretien », souligne Eric Dubé.

Il ajoute que Québec devra être partenaire. Il faudra être convaincant, car le ministère des Transports a déjà investi quatre millions de dollarspour racheter les créances de la SCFG, qui s'était placée sous la protection de la Loi de l'arrangement avec les créanciers, il y a quelques mois.

Priorités

Une des priorités du train sera de se rendre jusqu'à Port-Daniel-Gascons, où se trouve la cimenterie en construction. Celui-ci deviendrait le plus gros client du transporteur ferroviaire.

La situation est aussi importante du côté de Gaspé, où le maire, Daniel Côté, se désole de ne pas pouvoir mettre son train touristique sur les rails avant 2017. « Il y a encore 3,5 millions à investir sur le pont Haldimand », explique-t-il. Pour lui, c'est un non-sens que les wagons ne soient pas disponibles pour les croisiéristes d'Escale Gaspésie.

Le cabinet du nouveau ministre des Transports, Jacques Daoust, mentionne simplement avoir pris connaissance de cette étude.

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