Avec ces démissions en bloc, les élus manifestent leur mécontentement. Les électeurs ont refusé, avec une majorité de 208 voix, l’autorisation d’un prêt de 1,8 million de dollars pour la création d’une nouvelle rue commerciale qui devait mener au bâtiment d’accueil du Géoparc, un projet touristique de grande ampleur.

Loi sur la Commission municipale

L'article 100 de la Loi sur la Commission municipale prévoit qu'une administration provisoire sera nommée pour siéger à la place des élus. Le commissaire décidera s'il y aura des élections ou non en tenant compte du fait que des élections générales sont prévues dans moins d'un an.

D’ici à ce que de nouveaux élus siègent au conseil, le commissaire réglera les affaires de la Municipalité comme le fait un maire. Il devra, par exemple, honorer les contrats et payer les factures jusqu’à ce que de nouveaux élus soient en poste.

« C'est vraiment désolant qu'on en arrive à ce résultat-là », soutient le directeur général de Percé, Félix Caron. Il déplore la situation, mais croit que le commissaire désigné fera un bon travail.

Il craint cependant que la réalisation de certains projets soit retardée, comme celui de la réfection du quai. « On avait quand même des échéanciers à respecter assez rapidement », rappelle-t-il.

Comme on n’est pas en mesure de siéger, comme les délégués de la Commission municipale, ce ne sont pas eux qui vont prendre ces décisions-là, c’est sûr qu’il faut s’attendre à des délais là-dedans.

Félix Caron, directeur général de Percé

Félix Caron précise qu'il ne s’agit pas ici d’une tutelle, comme dans le cas où une municipalité est complètement désorganisée, mais d’un remplacement des élus jusqu’aux prochaines élections. Quant aux conseillers encore en poste, ils n’auront plus de pouvoir.

La préfète du Rocher-Percé veut poursuivre le développement de Percé

La préfète de la MRC du Rocher-Percé, Nadia Minassian, se dit surprise par la démission en bloc à Percé à la suite du référendum sur le règlement d’emprunt pour la nouvelle rue commerciale.

Elle s'interroge aussi sur la véritable volonté de la population de refuser ce projet, étant donné le faible taux de participation au référendum de 59 %.

Mme Minassian mentionne que cette décision va forcer la MRC et la Municipalité à réévaluer la vision du développement économique. « C’est sûr que ça nous dit qu’on est obligés de réévaluer le développement économique et la manière qu’il est perçu à Percé », dit-elle.

On a un peu perdu notre nord dans ce qu’on croyait être les bonnes voies de développement économique pour Percé. Alors pour ce volet-là, c’est sûr que ça nous déçoit.

Nadia Minassian, préfète de la MRC du Rocher-Percé

En tant qu'élue, elle souligne qu'elle va assurer la transition dans les grands dossiers, comme ceux du quai et de la promenade.

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