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Qui succédera à Éric Forest comme maire de Rimouski?

Au moins 5 personnes réfléchissent à l'idée de se porter candidat à l'élection à la mairie de Rimouski en novembre 2017. Il s'agit de 3 élus municipaux, d'une femme d'affaires et d'un militant écologiste.

À deux ans, jour pour jour, des prochaines élections municipales, aucune de ces personnes n'annonce officiellement sa candidature, mais toutes disent avoir été sollicitées pour se lancer dans l'aventure. 

Éric Forest a répété à quelques reprises que son troisième mandat serait le dernier et qu'il n'en solliciterait pas un quatrième. Toutes les personnes interrogées reconnaissent que le défi de succéder à Éric Forest sera très grand. Pour illustrer la chose, le conseiller du district du Bic, Marc Parent, ira jusqu'à dire que le remplacer équivaut à remplacer « un Wayne Gretzky ou un Mario Lemieux », car, selon lui, Éric Forest est, non seulement, aimé dans sa ville, mais il a fait beaucoup pour le développement et le rayonnement de celle-ci partout au Québec.

Candidats potentiels

Pierre Chassé 

C'est la moins grande surprise. Dès l'annonce de sa candidature comme conseiller municipal en 2013, il était clair que M. Chassé visait la mairie. « J'y réfléchis », dit spontanément le conseiller du district Arthur-Buies. Il en a discuté avec Éric Forest. Il affirme que, tous les jours, des gens lui en parlent. M. Chassé ajoute qu'il n'a pris aucune décision, mais qu'il a déjà un rendez-vous avec son employeur en novembre 2016, afin de lui faire part de ses intentions. 

Rodrigue Joncas 

L'ancien maire de la Ville de Gaspé et actuel conseiller du district Nazareth dit que la mairie de Rimouski « n'est pas un projet dans ses cartons » et qu'il est « loin de penser à cela ». Toutefois, il ajoute qu'en politique « on ne peut jamais dire jamais. Les choses changent vite ». M. Joncas dira même : « quand on est né pour servir, des fois, on n'a pas le choix de continuer à servir. » Le conseiller rappelle qu'une personne qui devient maire doit abandonner son travail permanent. Il explique qu'il prévoit prendre sa retraite comme avocat en 2017. « C'est sûr que des gens m'ont suggéré de réfléchir à la question, mais je n'en suis pas là » conclut-il.

Jennifer Murray 

La plus jeune élue du conseil municipal de Rimouski explique spontanément qu'elle ne songe pas à la mairie en 2017, mais qu'elle ne ferme pas la porte pour l'élection suivante, celle de 2021. Cependant lorsque l'on insiste, elle glisse: « Ça peut changer. Ça me passionne. Je trouve le monde municipal de plus en plus passionnant. » Il y a un frein, toutefois, à ses ambitions, car elle vient d'acheter un commerce qui lui prend beaucoup de temps. 

Chantal Pilon 

« Ça fait un an et demi à deux ans qu'on m'en parle », concède celle dont le curriculum vitae est impressionnant : ancienne cadre chez Telus, ancienne directrice du Tournoi de la Coupe Mémorial, ancienne directrice de la SOPER, présidente de la Chambre de commerce de Rimouski et fondatrice d'une jeune entreprise de communication. Elle n'a pris aucune décision, assure Mme Pilon. « C'est un pensez-y-bien », qui risque d'avoir des effets importants sur le travail et la famille. Avec beaucoup d'hésitation, elle ajoute : « Peut-être que je vais y réfléchir sérieusement. » 

Martin Poirier 

« Je suis en réflexion », convient d'emblée le cofondateur du groupe « NON à une marée noire dans le Saint-Laurent » lorsqu'on lui demande s'il songe à se présenter à la mairie de Rimouski. Il dit être sollicité « assez fréquemment ». Il est trop tôt pour parler de programme, mais il aimerait apporter au débat un discours plus social-démocrate. M. Poirier a été candidat en 2005. Il avait obtenu 30 % des voix et terminé deuxième derrière Éric Forest. 

D'autres candidatures éventuelles ?

Le nom de l'ancien président de Telus, Hugues Saint-Pierre, revient dans les discussions sur la mairie. Le principal intéressé affirme qu'il n'a aucun intérêt pour la chose, après avoir connu la défaite dans un district aux dernières élections municipales. D'autres candidatures pourraient aussi émerger, mais si elles viennent du milieu des affaires, cela viendra beaucoup plus tard, prédit le vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rimouski-Neigette, Karl-Hugo Pelletier. 

Portrait-robot du candidat parfait

Comme bien d'autres, M. Pelletier estime qu'il ne sera pas facile de succéder à Éric Forest. Pour lui, le nouveau maire devra avoir assez de charisme et de leadership pour engager la population dans le développement de la ville. Il devra aussi être « à l'écoute de la population et avoir une vision à long terme de la ville et de la région ».

Le conseiller du district du Bic, Marc Parent, tient un discours tout à fait semblable. Il estime que les réalisations du maire et la qualité de sa direction, autant à Rimouski et dans la région qu'ailleurs au Québec, rendront encore plus difficile la tâche du prochain maire. Il n'a toutefois pas de doute qu'un candidat de qualité saura s'imposer d'ici la tenue du scrutin. 

Les conseils d'Éric Forest

Le maire Forest s'enflamme et exprime toute sa passion pour son travail lorsqu'on lui demande s'il a un conseil à donner à ceux et à celles qui seraient tentés par la mairie de Rimouski. Selon lui, « les grands changements de notre société » vont se vivre et se jouer au niveau municipal. C'est vrai, dit-il, du développement durable, du développement économique, de la capacité des milieux à attirer de jeunes familles et de jeunes travailleurs pour assurer la croissance des villes. M. Forest estime que cet ordre de gouvernement est « excessivement important », car les élus peuvent « faire une différence dans le quotidien des gens ». 

Il souhaite que plusieurs candidats de qualité se présentent à l'élection de 2017, autant à la mairie que dans les districts, afin de contribuer au développement de sa ville. 

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