Québec est à la recherche d'un exploitant pour le chemin de fer de la Gaspésie.

Un appel d'intérêt, qui prendra fin le 21 août, a été lancé le 30 juin dernier. L'appel vise à connaître les marchés et à établir des solutions pour gérer, exploiter et entretenir le rail.

Le porte-parole de Transports Québec, Mario St-Pierre, explique que la proposition permettra d'évaluer l'intérêt potentiel des opérateurs ferroviaires pour exploiter le réseau. « Dans le but de stimuler des propositions, des formules de partenariat et éventuellement identifier des solutions adaptées à la situation du transport ferroviaire en Gaspésie », poursuit M. St-Pierre.

Inquiétudes

Les intentions de Québec préoccupent le député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre, qui s'inquiète pour l'avenir de la Société de chemin de fer de la Gaspésie (SCFG). Il rappelle que l'organisme a reçu le mandat d'entretenir et de gérer le rail jusqu'en 2016. Le député craint que la Société, qui appartient à quatre MRC du territoire gaspésien, soit écartée du dossier au profit d'une entreprise privée.

Gaétan Lelièvre croit que si tel était le cas, les coûts d'entretien du rail pourraient grimper ce qui, à terme, nuirait à la pérennité du rail gaspésien. « On risque de revenir à la même situation que dans les années antérieures où ça coûtait extrêmement cher et finalement le rail s'est détérioré et c'est là qu'on a perdu beaucoup », mentionne le député de Gaspé.

Au printemps 2015, Québec a déboursé 3,9 millions de dollars pour devenir propriétaire du rail gaspésien.

La Société du chemin de fer de la Gaspésie a pu ainsi déposer une offre à ses créanciers et éviter la faillite. La SCFG demeure gestionnaire et propriétaire des terrains, sauf de la voie ferrée, et du matériel roulant, comme le train touristique.

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