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Réaction allergique aux bananes : les deux personnes hospitalisées témoignent

Les deux personnes de Sept-Îles qui ont subi une réaction allergique grave après avoir mangé des bananes, vendredi, se portent bien. 

L'une d'entre elles est Simon Bouchard, un Septilien de 35 ans. Il s'est rapidement rendu à l'urgence de l'hôpital après avoir ressenti plusieurs symptômes liés au choc anaphylactique, comme un picotement à la gorge, une éruption cutanée sévère et de la difficulté à respirer.

Son hospitalisation a duré une douzaine d'heures. Il s'agit d'un incident surprenant pour lui, parce qu'il affirme n'avoir aucune allergie. 

Une allergie croisée?

La deuxième personne qui a été hospitalisée a, pour sa part, indiqué à Radio-Canada qu'elle ne doit en « aucun cas être en contact avec le latex ».

Selon le directeur de la santé publique de la Cote-Nord, cela pourrait expliquer la réaction allergique grave qu'elle a subie. Stéphane Trépanier souligne qu'un choc anaphylactique peut être déclenché en raison d'une allergie croisée. 

« Certaines personnes allergiques au latex, par exemple, peuvent en mangeant certains fruits, dont la banane, développer une réaction un peu comme si elles avaient été exposées au latex, mais en fait, c'est en mangeant le fruit qu'elles vont développer le symptôme », précise-t-il.

Stéphane Trépanier ajoute qu'aucune restriction n'a été émise par la Direction de la santé publique quant à la consommation de bananes. Il ne s'attend pas d'ailleurs à voir d'autres cas de choc anaphylactique semblables.

Les bananes au MAPAQ

Par mesure de précaution, le ministère de l'Alimentation (MAPAQ) mène une analyse des bananes achetées par les personnes hospitalisées pour déterminer la cause des réactions allergiques. Les résultats seront connus au cours des prochains jours.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments a également été prévenue pour vérifier si d'autres cas semblables ont été répertoriés au Canada.

Le groupe Loblaw surveille la situation

Les bananes des deux personnes hospitalisées ont été achetées aux supermarchés Provigo et Maxi. Le directeur du Provigo à Sept-Îles, Gilbert Ouellet, indique que tous ses produits sont conformes à la vente, selon une vérification du ministère de l'Alimentation.

La directrice principale des affaires corporatives et des communications du groupe Loblaw, Johanne Héroux, indique pour sa part que l'entreprise est en « étroite communication » avec le MAPAQ.

Elle ajoute que le groupe prendra « les mesures nécessaires » à la suite des directives qui seront données par le ministère. 

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