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Recherche sur les entreprises de pêches de la Gaspésie

Au cours des prochains mois, l'avenir des entreprises de pêche de la Gaspésie fera l'objet d'une vaste étude de chercheurs de l'UQAR.

Un texte de Joane Bérubé

L'équipe de chercheurs et d'étudiants examinera particulièrement les trajectoires de vie et de carrière d'une cinquantaine de capitaines-propriétaires des secteurs de Rivière-au-Renard et de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, en Gaspésie.

La recherche a pour objectif de comprendre l'influence de ces trajectoires sur l'avenir des entreprises familiales.

En Gaspésie, la moyenne d'âge des capitaines-propriétaires est de 54 ans. Le sujet est donc crucial pour l'avenir de cette industrie. La recherche devrait permettre d'ailleurs de dégager les mesures à mettre de l'avant pour assurer la pérennité de l'industrie.

Le professeur en développement régional, Marco Alberio, qui dirigera la recherche, explique que les aspects institutionnel, légal, social, économique de la pêche seront abordés, mais aussi l'environnement familial.

Des enjeux familiaux importants sont liés à la gestion de ces entreprises, relève le chercheur. « Même si ce n'est pas comme par le passé où on partait pendant deux semaines, dans ce métier la dimension familiale est très importante par rapport à la conciliation travail-famille », constate Marco Alberio.

Des entrevues seront donc effectuées avec les capitaines-propriétaires, mais aussi avec leur conjoint et les enfants qui s'investissent dans l'entreprise de pêche ou qui songent à prendre la relève. Les entrevues porteront entre autres sur l'entrée dans le métier, la durée et la fin de la carrière ainsi que sur le transfert de l'entreprise.

La pêche est un métier bien particulier, relève M. Alberio.

Les pêcheurs ont donc cette vision d'une communauté unie même si, la législation et l'évolution de l'industrie ont profondément transformé le métier qui est devenu très spécialisé. « Ce n'est pas la même chose être pêcheur de crevettes ou pêcheur de flétan ou par exemple de crabe des neiges », souligne le chercheur de l'UQAR.

La recherche sera effectuée avec le concours de l'Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie. Et la collaboration est excellente, ajoute M. Alberio. « Ils donnent beaucoup de leur temps, commente le chercheur, il y a beaucoup de patience quand ils parlent de ces enjeux. Des personnes avec beaucoup d'enthousiasme. »

Le professeur en développement régional Mario Handfield, le professeur Jean-Claude Brêthes, titulaire de la Chaire UNESCO en analyse intégrée des systèmes marins, et la professeure Diane-Gabrielle Tremblay, de l'École des sciences administratives de la TÉLUQ seront aussi associés à la recherche.

Les résultats sont attendus à l'été 2018.

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