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Réforme à l’aide sociale : les groupes communautaires devront se prononcer cet été

Le gouvernement provincial vient d'annoncer que le règlement entourant la réforme de l'aide sociale sera rendu public le 12 juillet, alors que plusieurs groupes communautaires invités à se prononcer doivent prendre congé durant l'été.

Un texte de Laurence Gallant

Le porte-parole en matière d'emploi et de solidarité sociale au Parti québécois, Harold Lebel, dénonce la décision du Conseil des ministres de rendre publique la réforme de l'aide sociale en plein été.

Les groupes communautaires auront donc deux mois pour s'exprimer sur le règlement de la loi 70. Ce dernier met l'accent sur le programme obligatoire d'Objectif emploi, visant à mettre à l'emploi toute personne jugée apte à travailler.

Pour le député Lebel, le ministre François Blais se base sur des « préjugés énormes » envers les demandeurs d'aide sociale. Il estime que ces préjugés ne pourront pas être dénoncés en bonne et due forme par les acteurs du milieu communautaire, qui sont souvent sur le chômage durant l'été à cause des compressions des dernières années.

Réactions mitigées du milieu communautaire

Même son de cloche du côté d’Action populaire Rimouski-Neigette, qui s’oppose fermement à l’initiative du gouvernement. Le coordonnateur, Michel Dubé, affirme qu'il ne pourra pas réagir adéquatement, puisque son organisme ferme durant l'été.

Le programme Objectif Emploi du gouvernement, dont la participation serait obligatoire pour les premiers demandeurs d'aide sociale, a pour but d'amener ceux-ci vers le marché du travail, notamment en axant sur le développement des compétences ou des habiletés sociales.

De son côté, le directeur de Transit Sept-Îles, Doris Nadeau, voit d'un bon œil l'initiative du ministre François Blais, bien qu'il n'y ait rien de promis pour les personnes qui ont des problèmes de toxicomanie ou de maladie mentale.

Pour le coordonnateur d’Action populaire Rimouski-Neigette, Michel Dubé, plusieurs grands oubliés, dont les personnes atteintes de troubles mentaux, écoperont de cette réforme. Il croit que certaines d'entre elles vivent des contraintes qui ne sont pas reconnues par le ministère :

« Quand on se présente à l'aide sociale pour la première fois, c'est honteux pour la personne. Donc souvent, elle est pas prête à s'engager dans des mesures d'employabilité », ajoute-t-il.

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