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Regroupement entre l'Office municipal de Cap-Chat et celui des Méchins

Les Offices municipaux d'habitation de Cap-Chat et des Méchins sont prêts à déposer un projet de fusion au gouvernement.

Les conseils d'administration des deux organismes se préparent ainsi à la vague de fusion qui s'annonce dans le secteur du logement social.

Le printemps dernier, le ministère des Affaires municipales a annoncé son intention de réduire de 538 à une centaine le nombre des offices municipaux d'habitation. Québec souhaite que les petites organisations de moins de 40 logements soient intégrées à des organismes plus importants.

L'OMH de Cap-Chat compte 144 logements, celui des Méchins, une vingtaine. Le projet a été élaboré avant que le gouvernement ne l'ordonne, admet Rodrigue Roy, président de l'OMH de Cap-Chat.  

Les deux offices ne sont pas dans la même MRC ni dans la même région, ce qui malgré tout ne devrait pas soulever de problèmes, selon M. Roy. « Ce n'est pas une charge supplémentaire, assure-t-il, on est à proximité quand même, on est à 15 minutes. »

Pour l'instant, les ententes sont prêtes et le projet de fusion sera présenté au gouvernement au moment opportun.

Une demande des locataires

Pour Robert Pilon, coordonnateur de la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec, la fusion des OMH sera une bonne chose pour les locataires.

Le projet de regroupement vient d'ailleurs des locataires, rappelle M. Pilon. « C'est, précise Robert Pilon, notre revendication depuis 20 ans, que le gouvernement mette ses culottes et fasse le ménage dans les offices. »

Robert Pilon explique qu'il est plus difficile pour une petite municipalité d'assurer une gestion de qualité d'un HLM que pour une municipalité plus importante qui dispose de plus de moyens soit pour soutenir les gens, soit pour entretenir les bâtiments. Robert Pilon souligne qu'il est aussi souvent très difficile de développer de nouveaux logements pour les petites organisations.

M. Pilon invite les élus des MRC à discuter autour d'une même table de tous les enjeux liés au logement sur leur territoire. « On doit élargir le débat dans la région et penser à l'ensemble des citoyens et pas juste protéger le statu quo », croit le porte-parole des locataires qui conseille aux OMH de se regrouper pour les bonnes raisons.

Selon M. Pilon, le meilleur ratio pour regrouper les ressources nécessaires afin de répondre adéquatement aux besoins des locataires plus démunis est un office de 300 logements.

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