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Rencontres fructueuses en Norvège pour Merinov

L'équipe de Merinov revient de Norvège avec dans ses bagages des promesses d'alliances et des occasions d'affaires à développer sur le plan international

Un texte de Joane Bérubé

La tenue à Oslo, la semaine dernière, du Biomarine Business Convention auquel participait une importante délégation québécoise a été l'occasion pour le centre de recherche de raffermir les liens entre la Norvège, le plus important producteur de poisson au monde, et le Québec.

Pour mieux saisir les enjeux, les représentants de Mérinov sont arrivés en Norvège un peu avant la convention de manière à visiter quelques entreprises norvégiennes et à établir des premiers contacts.

Le poisson de la tête à la queue

D'après David Coutemanche, directeur général du centre de recherche Merinov, un des constats les plus frappants est le besoin mondial de protéines et de molécules de spécialités d'origine marine.

L'équipe a aussi été interpellée par le souci d'optimiser le fruit des captures ou, autrement dit, par la préoccupation grandissante d'utiliser l'entièreté du poisson, crustacé ou végétal marin.

Toutes les possibilités sont là, et pas seulement dans le domaine alimentaire. Les molécules marines peuvent être utilisées en pharmaceutique, dans les biomatériaux ou dans les biocarburants.  

Forces et faiblesses des entreprises québécoises

Il estime que le réseautage très développé entre les centres technologiques de recherche du Québec et du Canada constitue un des nets avantages du Québec sur le marché mondial de plus en plus axé sur la recherche et l'innovation.

Les entreprises québécoises du domaine maritime sont aussi prêtes, selon M. Courtemanche, à faire le virage technologique. De même, la géographie du golfe qui ouvre sur l'ensemble de l'Amérique du Nord, est un atout non négligeable.

Malgré cela, le responsable du centre de recherche estime qu'il reste encore beaucoup de travail à faire au Québec pour promouvoir l'importance de l'innovation comme moteur de développement économique.

Échanges technologiques

Merinov souhaitait aussi mieux connaître les technologies développées en Norvège qui pourraient être exportées au Québec. L'équipe de Merinov a entre autres visité un centre de recherche similaire au sien, Nofima.

La complémentarité pourrait s'exprimer sur plus d'un plan. « Ils ont fait, indique David Courtemanche, des travaux qu'on devrait éviter de dupliquer et on est en train de faire des travaux qu'ils souhaitent entreprendre. En ayant une bonne collaboration entre les deux centres, on pourrait optimiser l'argent qui nous est disponible pour faire des travaux de recherche et de transfert technologique. »

Les deux centres de recherche exploreront au cours des prochains mois les différentes voies que pourrait prendre leur collaboration.

Quant au Biomarine Business Convention, c'était la première participation de Merinov cette année, mais sûrement pas la dernière puisque l'événement se tiendra à Rimouski, l'an prochain.

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