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Report de la grève du Front commun : un signe de bonne volonté, selon la CSN-Côte-Nord

La décision du Front commun intersyndical de reporter la grève prévue pour le début du mois de décembre démontre la « bonne volonté » du regroupement afin de négocier une entente avec Québec, estime le président du Conseil central CSN de la Côte-Nord, Guillaume Tremblay.

« En reportant ces journées de grève, le gouvernement ne pourra pas mettre en doute la bonne volonté qu'on a d'arriver à une entente négociée », affirme-t-il.

Les trois journées de grève devaient avoir lieu les 1ers, 2 et 3 décembre. Les syndiqués ont présenté mercredi une contre-proposition au gouvernement dans le cadre de la négociation du renouvellement des conventions collectives des employés de la fonction publique.

Sur le plan salarial, les syndicats abaissent leurs demandes et réclament des hausses de 9 % à 10,5 % sur trois ans. Ils demandent aussi l'indexation des prix à la consommation pour contrer l'appauvrissement des salariés et à rétablir l'écart entre les employés de la fonction publique et le privé. 

Pour sa part, la présidente du Syndicat des enseignants de la région du Fer, Janine Hould, estime que le Front commun fait preuve d'ouverture. 

« Il faut quand même avoir une protection du pouvoir d'achat, dit-elle. Le coût de la vie était déjà au-delà de ce que le gouvernement nous présente. On ne peut pas aller en bas de ça. »

Quant au président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, il estime que la contre-proposition du Front commun intersyndical est à des années-lumière d'une éventuelle entente négociée avec le gouvernement. Selon lui, les demandes syndicales plongeraient le Québec dans un déficit et auraient pour effet des hausses d'impôt. 

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