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Reprise du procès de Réal Savoie après trois semaines d'ajournement

Le procès de Réal Savoie, accusé du meurtre de Sonia Raymond, a repris lundi matin au palais de justice de New Carlisle. Dans un premier temps, l'enquêteur retraité de la Sûreté du Québec Guy Lebel a poursuivi son témoignage et a été contre-interrogé par la Défense. Le jury a aussi pu entendre par la suite le rapport d'autopsie.

Un texte de Jean-François Deschênes selon les informations de Pierre Cotton

Un texte de Jean-François Deschênes selon les informations de Pierre Cotton

Le procureur de la Couronne, Me Éric Morin, a rappelé à la barre l'enquêteur aux crimes majeurs de la SQ, Guy Lebel, qui s'est rendu sur les lieux du crime, en juillet 1996.

Cette fois, il a été questionné sur des éléments recueillis durant son enquête, par exemple sur l’heure et la date de factures de transactions qu’a réalisées Sonia Raymond peu avant le crime.

La Défense a profité de la présence de l’enquêteur pour le contre-interroger particulièrement sur des éléments de son rapport, notamment sur des traces de pas et un condom souillé retrouvé sur la plage dans le secteur. L’avocat a noté qu’aucune analyse d'ADN n'a été faite sur ces items, qui ont été jugés non pertinents selon l'enquêteur.

La Défense a questionné de façon minutieuse le témoin, ce qui a mis à l'épreuve la mémoire et parfois la patience de l'enquêteur retraité, âgé de 64 ans.

Rapport d’autopsie

Le rapport de l’autopsie sur le corps de Sonia Raymond effectué par le médecin légiste, André Bourgault, a été par la suite présenté au jury.

Le témoignage a été diffusé sur une bande audio puisque le pathologiste est présentement malade et ne pouvait pas être présent en cour. Il a décrit son rapport en novembre dernier, lors du voir-dire, en admission de preuve.

Le Dr Bourgault a expliqué que l’examen a révélé des bleus sur le visage et le corps. L’autopsie a permis d’observer quatre lésions à la gorge, dont deux profondes, causées par un objet long et tranchant comme un couteau ce qui a sectionné la carotide et la veine jugulaire.

Les jurés ont écouté attentivement ce témoignage audio troublant expliquant comment Sonia Raymond a été assassinée.

Témoignages et éléments suivants à venir.

La Couronne a annoncé au jury qu'elle entendait présenter le document vidéo de l'opération d'infiltration policière dans lequel le procureur de la Couronne Me Maltais avait dit aux jurés, le premier jour du procès, que Réal Savoie avait donné des détails que seul le meurtrier pouvait connaître.

Une jeune femme qui était à l’époque une enfant de 6 ans viendra aussi raconter qu’elle aurait vu un homme accroupi sur une femme le jour du meurtre à l’endroit où le corps de Sonia Raymond a été par la suite retrouvé.

Jusqu'à présent, une demi-douzaine de témoins ont défilé en deux semaines, dont des enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ).

Plusieurs ajournements

Le procès a débuté le 6 mars. Il a été ajourné une première fois à la demande de l'avocat de la Défense pour des raisons familiales. Puis, ce fut au tour de la poursuite la même semaine, lorsque Me Gérald Maltais a été remplacé par le procureur en chef du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Me Éric Morin, qui a repris le dossier lundi. Il est toujours assisté de Me Florence Frappier Routhier.

Le procès était suspendu depuis trois semaines à la suite du désistement du procureur de la Couronne Me Maltais qui a subi un malaise cardiaque.

Le tribunal a prévu cinq semaines pour ce procès.

Pour cette affaire, le juré est composé de sept hommes et cinq femmes.

Réal Savoie demeure incarcéré dans la prison de New Carlisle.

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