Retour

Restauration de la cathédrale de Rimouski : deux démissionnaires dénoncent sa « non viabilité » 

À peine 48 heures après sa présentation, la proposition de l'archevêque de Rimouski pour restaurer la cathédrale semble davantage diviser que rassembler les acteurs impliqués dans ce dossier. Deux membres influents du Comité cathédrale 2016 ont depuis remis leur démission.

Les deux démissionnaires sont des hommes d'affaires importants de Rimouski, soit Marc Pigeon de la compagnie de construction Technipro et André Collin, de la firme Structure GB. Ce sont eux qui ont pensé la façon de restaurer la cathédrale.

Dans une lettre conjointe, messieurs Pigeon et Collin affirment que la proposition de l'archevêque de Rimouski n'est pas viable sur le plan financier, car les constituantes de l'Église rimouskoise, comme la Fabrique Saint-Germain, ne veulent pas y contribuer. 

Le président du Comité cathédrale 2016, Jacques Landry se dit d'accord avec l'analyse des démissionnaires et estime qu'il y a un blocage dans ce qu'il appelle l'« establishment » de l'église catholique locale.

« Malheureusement, Mgr Grondin est le seul à l'intérieur de l'organisation à voir une vie nouvelle pour la cathédrale, avec une mission et une vocation. Tous ceux qui l'entourent à l'archevêché ne sont pas d'accord. Il faut que l'Œuvre Langevin et le Grand Séminaire mettent aussi leur culotte et donnent un montant substantiel pour permettre la restauration de la cathédrale », affirme-t-il.

M. Landry continue de croire que la proposition de l'archevêque, soit de créer une corporation civile et ecclésiastique autonome, peut se concrétiser si la population se mobilise. Mais il ajoute que si les responsables actuels de cet « establishment » ne veulent pas s'impliquer, ils devraient laisser la place à d'autres.

C'est Marc Pigeon, de la compagnie de construction Technipro, et André Collin, de la firme Structure GB, qui ont pensé la façon de restaurer la cathédrale.

Vente du presbytère

Par ailleurs, un acheteur sérieux s'est manifesté il y a quatre mois pour acheter le presbytère Saint-Germain, confirme le  président de la Fabrique, Normand Lavoie. 

Ce dernier a dit divulguer cette information comme un exemple de difficultés qui pourraient survenir dans la mise en oeuvre de la proposition de l'archevêque, qu'il affirme autrement appuyer.

D'après les informations de Denis Leduc

Plus d'articles

Commentaires