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Révélations au MTQ : « Il faut faire le ménage », disent les élus régionaux

Les révélations explosives des vérificatrices du ministère des Transports (MTQ) suscitent de l'inquiétude chez certains élus municipaux de l'Est du Québec.

Les irrégularités majeures notées par l'analyste Annie Trudel et l'ex-vérificatrice interne Louise Boily ont secoué les députés qui participaient à la Commission de l'administration publique (CAP) et ébranlent le cabinet de Phillippe Couillard.

L'opposition à l'Assemblée nationale demande le grand ménage, comme l'a exprimé le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, sur son compte Twitter.

La crise ne laisse pas les élus régionaux indifférents, eux qui font affaire régulièrement avec le MTQ, notamment dans l'Est du Québec, où on compte des milliers de kilomètres de route à entretenir dans des centaines de petites municipalités.

Le maire de Rimouski, Éric Forest, rappelle qu'il a déjà réfléchi à la question alors qu'il était président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ). « Il faut faire le ménage. Il faut absolument mettre à jour de nouvelles façons de faire, comme on l'a proposé dès le début, dit-il. À l'époque, on avait proposé d'avoir un bureau de comparaison des prix, par exemple, de se donner des outils pour être capable d'assurer une bonne gestion des fonds publics. »

« Actuellement ce qu'on apprend au ministère des Transports du Québec, un des ministères les plus importants quant aux donneurs d'ordres, donneurs de contrats, c'est surprenant de voir le système qui était érigé à l'intérieur de ce ministère », poursuit Éric Forest.

Il croit qu'il faut établir des règles et des outils pour mieux organiser les municipalités au Québec dans ces cas-là.

La mairesse de Mont-Joli, Danielle Doyer, a réglé de nombreux dossiers avec le MTQ dans sa circonscription de Matapédia pendant son mandat de députée, de 1994 à 2012. Elle dit avoir surveillé les dossiers de très près.

« Je dois dire que j'ai eu de bons services du ministère des Transports, des fonctionnaires, des ingénieurs qui étaient là, mais moi je travaillais directement tout le temps avec le directeur territorial », dit-elle.

« Ça ne m'étonne pas en haut lieu, au niveau de la haute fonction publique », ajoute-t-elle. 


Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, s'inquiète aussi de ces révélations. Normalement, les activités parlementaires se terminent vendredi. Pour M. Lelilèvre, l'importance du dossier mérite que les procédures se poursuivent plus longtemps.

Selon le premier ministre Philippe Couillard, il revient à l'UPAC et à la vérificatrice générale de se pencher sur les allégations d'intimidation et de falsification de documents faites par Mme Trudel et Boily, afin de déterminer si des gestes criminels ont été commis.

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