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Rimouski aura bientôt un plan en cas d'accident ferroviaire

La Ville de Rimouski est à mettre au point un plan d'intervention en cas d'accident ferroviaire avec des wagons transportant du pétrole.

D'après les informations de Denis Leduc

Actuellement, la Ville possède un plan d'urgence général, mais aucun plan spécifique concernant les moyens à déployer en cas de catastrophe ferroviaire le long de la voie ferrée qui traverse le centre-ville de Rimouski.

Interrogé sur le sujet par des citoyens lors de l'assemblée du conseil municipal, le nouveau maire, Marc Parent, a laissé la parole au directeur général adjoint, Vincent Tanguay, qui a indiqué que les fonctionnaires de la Ville sont à finaliser ce plan d'urgence ferroviaire.

On est quand même assez avancés sur le plan d'intervention pour ce qui est du risque [du transport par] train... C'est pas complété, mais on est à 95 % avancés dans ce dossier et ce sera présenté au conseil prochainement.

Vincent Tanguay, directeur général adjoint de la Ville de Rimouski

Après la tragédie de Lac-Mégantic, il y a plus de trois ans, l'ex-maire de Rimouski, Éric Forest, qui était aussi président de l'Union des municipalités du Québec, avait lui-même mis sur pied un comité de sécurité interprovincial chargé d'améliorer la sécurité du transport ferroviaire dans les municipalités.

Et la loi sur les hydrocarbures?

Par ailleurs, le maire Parent n'aura pas eu à attendre longtemps avant d'être invité à se prononcer sur la question du pétrole.

À sa première assemblée du conseil municipal comme maire, il a été longuement interrogé par trois citoyens sur le transport du pétrole par train et surtout au sujet du projet de loi 106 du gouvernement Couillard, adopté sous le bâillon à la fin de la session parlementaire. 

Un citoyen, Stéphane Imbeault, a demandé si la Ville envisageait de contester devant les tribunaux ce qu'il estime être une loi « ignoble » qui donne de grands pouvoirs aux pétrolières.

« Accepterons-nous sans rien dire d'être expropriés de nos terres et de nos maisons avec un préavis de 30 jours? », a questionné M. Imbeault, soulignant que la Ville devait agir pour protéger ses sources d'eau potable.

M. Parent est demeuré prudent dans sa réponse. Il a noté qu'il n'est pas illusoire de croire que Québec pourrait ajuster le tir. Il a aussi souligné que des amendements ont été apportés au projet de loi et que certaines dispositions permettront la désignation de zones protégées.

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