La Ville de Rimouski souhaite que le moratoire sur la fracturation hydraulique dans les basses-terres du Saint-Laurent soit étendu à tout le territoire du Québec.

Dans une résolution adoptée lors du conseil municipal de lundi soir, les élus ont durçi leur position par rapport au projet de loi 106.  Le maire, Éric Forest, croit qu'un moratoire pour l'ensemble de la province permettrait aux municipalités, au gouvernement et aux citoyens « le temps [...] de finaliser, d'améliorer et de s'entendre concrètement sur le projet de loi 106. »

Après des échanges plutôt musclés avec des environnementalistes sur ce sujet lors de la précédente réunion du conseil, plusieurs ont salué la prise de position de la Ville.

« Avec la demande de moratoire sur tout le territoire du Québec [sur la] fracturation, je tiens à souligner que vraiment, c'est rassurant de voir la direction que vous prenez », a dit Patricia Posadas pendant la période de questions.

Madame Posadas a tout de même ajouté que la ville devrait adopter une position plus ferme face à l'ensemble des dispositions du projet de loi 106 sur la mise en oeuvre de la politique énergétique du gouvernement du Québec et l'exploitation des hydrocarbures.

Par ailleurs, les élus rimouskois souhaitent obtenir davantage d'informations concernant le projet de l'entreprise albertaine Chaleur Terminal.

Dans une résolution, le conseil invite l'Agence canadienne d'évaluation environnementale à analyser toutes les implications de ce projet de transport de pétrole par train. Le maire Éric Forest dit se tourner vers Ottawa en raison du refus du gouvernement du Québec d'ordonner la tenue d'un BAPE sur le sujet.

« On souhaite avoir plus d'informations sur le projet, mieux être documentés au niveau des impacts, au niveau de la nature même du projet. »

Le projet de Chaleur Terminal prévoit le transport de l'équivalent de 175 000 barils de pétrole par jour, par chemin de fer, jusqu'au terminal de Belledune, au Nouveau Brunswick. 

D'après les informations de Denis Leduc

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