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Rimouski veut protéger ses sources d'eau potable en cas de forage pétrolier

La Ville de Rimouski va joindre le groupe de municipalités qui réclament une meilleure protection des sources d'eau potable lors d'éventuels projets d'exploration pétrolière et gazière sur leur territoire.

Un texte de Denis Leduc

À l'occasion de leur prochaine assemblée, lundi, les membres du conseil municipal vont voter sur un projet de règlement qui interdira tout forage pétrolier ou gazier à moins de deux kilomètres d'un puits artésien.

L'interdiction s'étendra jusqu'à six kilomètres dans le cas d'un puits qui alimente l'aqueduc municipal et même de 10 kilomètres dans les cas d'eau de surface alimentant le réseau municipal d'eau potable.

L'eau potable, c'est la vie. Si on ne la protège pas, notre santé va être en péril. Alors, c'est normal de protéger l'eau potable.

Claire Dubé, conseillère municipale, district Saint-Robert, Rimouski

La réglementation provinciale est plus souple et limite l'interdiction de forage à 500 mètres d'une source d'eau potable.

Mouvement provincial

Un règlement identique à celui présenté à Rimouski a déjà été adopté par 90 municipalités québécoises et environ 200 autres prévoient de le faire au cours des prochaines semaines.

Il a été élaboré par un groupe préoccupé par cette question et connu sous le nom de Comité de pilotage de la démarche commune des municipalités en faveur d'une dérogation du Règlement (provincial) sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP).

Sa porte-parole, la mairesse de Batiscan, Sonya Auclair, dit que la démarche en cours à pour but de soumettre au gouvernement du Québec une liste imposante de municipalités qui veulent se soustraire à la réglementation provinciale pour appliquer, à la place, une réglementation municipale plus contraignante.

Je crois sincèrement que le gouvernement devrait écouter la population vu le grand nombre de gens qui se mobilisent actuellement

Sonya Auclair, mairesse de Batiscan en Mauricie

Madame Auclair reconnaît que la plupart des municipalités impliquées sont des municipalités rurales, mais elle insiste pour dire que la question touche tout le monde. À preuve, elle dit avoir été contactée par des responsables de la Ville de Montréal et de l'agglomération de Longueuil pour déterminer la façon dont ces grandes villes pourraient appuyer la démarche en cours.

Au Bas-Saint-Laurent, le nombre de municipalités qui ont adopté ou prévoient adopter le règlement proposé est en hausse. Du nombre, on compte notamment Rivière-du-Loup, La Pocatière, Kamouraska, Amqui, Saint-Médard dans les Basques ainsi que les municipalités de la MRC de Rimouski-Neigette.

Être prévoyants

La conseillère qui a présenté la question au dernier conseil municipal de Rimouski, Claire Dubé, estime que l'absence de projet d'exploration pétrolière sur le territoire de la ville n'est pas une raison pour que les élus municipaux se croissent les bras. Elle rappelle que l'ensemble du territoire rimouskois fait déjà l'objet de permis d'exploration et qu'une administration municipale à le devoir d'être prudente et prévoyante.

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