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Rivière-du-Loup au cœur de l'innovation mondiale

Une trentaine de personnes étaient réunies cette fin de semaine à Rivière-du-Loup pour discuter des laboratoires vivants ou Living Lab, une des dernières tendances mondiales en innovation ouverte. Il s'agissait d'une rencontre spéciale pour ces gens tous passionnés par l'innovation et les défis du monde de demain.

Un texte de Joane Berube

Le monde change. La façon de le concevoir et de le changer aussi. Depuis une dizaine d'années, un peu partout dans le monde, sont apparus ces nouveaux laboratoires axés sur l'usage et sur la collaboration des mondes privés, publics et communautaires.

Innovation sociale à Rivière-du-Loup

Cela fait déjà quelques années que le Cégep de Rivière-du-Loup s'intéresse aux divers processus d'innovation ouverte, indique le directeur de Collegia, André Gobeil.

« Le Cégep, raconte-t-il, était à la recherche d'un nouveau créneau en recherche et développement. On voulait également s'investir dans l'innovation sociale. Émergeaient, à ce moment-là, en Europe, différents Living Lab en Finlande, en Belgique, en France, en Suède et on s'est inspiré de ce qui se faisait là-bas pour le ramener au Québec pour l'appliquer dans un premier temps dans le milieu louperivois, puis au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et ailleurs au Québec. »

Le Living Lab de Rivière-du-Loup, le Living Lab en innovation ouverte (LLIO) a été officiellement accrédité l'an dernier par le European Network of Linving Labs (ENOLL).

À Rivière-du-Loup, durant le week-end, c'était l'occasion de faire le point sur les échanges d'expertises, de bonnes pratiques, d'outils et peut-être même de projets.

Ces ingénieurs, créateurs, consultants, agronomes, citoyens engagés ou chercheur en intelligence artificielle, en développement territorial ou en santé, présents à Rivière-du-Loup, s'étaient presque tous déjà croisés à Istanbul, à Amsterdam ou ailleurs en Europe, notamment lors des rencontres du Open Living Lab Days organisées par ENOLL.

« Ça rend accessible aux gens de la région, fait valoir M. Gobeil, des outils d'innovation qui ont cours actuellement à Bruxelles, à Helsinki, à Amsterdam. On est en mesure d'accompagner des entreprises privées, des municipalités, des groupes communautaires, des organisations publiques dans démarches solides et appuyées par une expertise reconnue. »

Vers un réseau francophone

La professeure de l'UQAR en développement territorial, Danielle Lafontaine, abonde dans le même sens. « Ce qui se fait à Rivière-du-Loup est très important, estime-t-elle, parce qu'on réunit des gens, des francophones qui viennent de plusieurs pays qui vont mettre en commun leur expérience de laboratoire vivant, et on le fait en français ou dans des milieux francophones diversifiés. »

Ces liens devraient se resserrer encore plus puisque la présidente du réseau français des Living Labs, Brigitte Trousse, indique qu'il existe depuis l'an dernier un projet de collaboration France-Québec.

C'est d'ailleurs le cégep de Rivière-du-Loup qui coordonne le volet québécois de ce projet de coopération. Les deux organisations travaillent avec d'autres groupes à mettre en place un réseau francophone de laboratoires vivants. Une annonce à cet égard devrait avoir lieu sous peu.

Par ailleurs plusieurs des membres de la rencontre du week-end à Rivière-du-Loup devraient se revoir très bientôt puisque l'école d'été du réseau européen ENOLL, l'Open Living Lab Days, se tiendra la semaine prochaine pour la première fois en Amérique du Nord, à Montréal.

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