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Sauver les Ateliers Saint-Louis : le cri du coeur d'un citoyen de Rimouski

La décision de la Ville de Rimouski de démolir l'immeuble presque centenaire des Ateliers Saint-Louis au centre-ville, suscite la colère du propriétaire de l'une des résidences patrimoniales des plus marquantes de la ville, la Maison Gauvreau.

L'homme d'affaires, Jean-Yves Beaulieu, estime que la décision de la ville est injustifiée et scandaleuse. Il rappelle que les Ateliers Saint-Louis est le seul édifice à l'ouest de la Cathédrale qui a résisté au grand incendie qui a ravagé la moitié de la ville en 1950.

« Cette maison-là, faite de ciment, de briques, de bonne architecture, de bonne couverture, on ne peut rien faire avec? Impossible », clâme Jean-Yves Beaulieu.

Il est persuadé que les Ateliers Saint-Louis ne sont pas en pire état que la Maison Gauvreau quand lui et deux autres hommes d'affaires ont à tour de rôle, entrepris la restauration. De cette expérience, il conclut que quoi qu'en dise la ville, les Ateliers Saint-Louis peuvent être sauvés.

L'immeuble est inoccupé depuis dix ans dont les deux dernières sans chauffage. La Ville évalue que la restauration serait trop coûteuse.

« Ca sortait à environ 2,5 millions de dollars pour une remise à niveau seulement ce qui exclut tout l'intérieur, l'électricité, les gicleurs, les sorties de secours, les escaliers extérieurs », explique Danny Morin, du service du génie de la Ville de Rimouski.

En plus, la ville soupçonne un problème avec la structure de l'immeuble.

Une idée

« On est dans la cours du cégep. Est-ce qu'on peut travailler de façon intelligente? Donner à une entreprise privée le mandat de faire des résidences étudiantes pour le cégep par exemple. Je peux vous garantir que l'entreprise privée va le réaliser », suggère Jean-Yves Beaulieu.

« C'est sûr, au Québec, on ne met pas toujours les efforts quand vient le temps de sauvegarder des édifices anciens. Surtout quand on compare à plusieurs pays d'Europe », ajoute Pascal Gagnon, président de la Société rimouskoise du patrimoine.

Jean-Yves Beaulieu reconnait que les travaux à réaliser sont importants, mais est convaincu qu'à terme, l'investissement pourrait être rentable. En attendant, il espère que son cri du coeur sera entendu.

D'après les informations de Denis Leduc

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